PROJET DE LOI DE FINANCES 2007
Le texte
bientôt sur la table des députés
Le Conseil des ministres l'a
adopté en sa séance de jeudi 11 octobre dernier.
Le budget de l'État pour l'année prochaine
connaîtrait une hausse de 173,2 milliards de F
paf rapport à l'année 2007.
LE projet de loi de finances
2008 a dernièrement été adopté en Conseil des
ministres. Et le texte devrait atterrir à
l'Assemblée nationale dans les tout prochains
jours: Les députés siègent depuis le mois de
septembre dans le cadre de la deuxième session
parlementaire dite « session budgétaire »
parce que consacrée essentiellement à
l'examen de la loi de finances. Selon les délais
constitutionnels, le texte du gouvernement doit
arriver sur la table des députés 45 jours après
l'ouverture de la session. Celle-ci a débuté le
03 septembre 2007.
On soulignera comme l'a
indiqué le communiqué final du Conseil des
ministres, que l'élaboration de la loi de
finances 2008 est marquée par la poursuite de la
mise en oeuvre de l'accord de confirmation
triennal conclu avec le Fonds monétaire
international (FMI) en mai dernier. Lequel
s'inscrit dans le prolongement des grandes
orientations du projet de société du cher de l'Etat
Omar Bongo Ondimba. Il vise le renforcement de
la gestion des finances publiques et
l'accélération des réformes structurelles, dans
le but de préparer l'économie à l'ère de l'après
pétrole et de faire reculer la pauvreté.
Il faut également relever que
le projet de budget de l'année 2008 se
caractérise par une hausse de 173,2
milliards de francs. Ainsi, de 1 624, 9
milliards de F en 2007, il est passé à 1 798,1
milliards de F . Une augmentation favorisée par
la bonne tenue du secteur pétrolier et les
performances du secteur hors pétrole. Les
recettes pétrolières sont évaluées à 1023,9
milliards de F et les recettes hors pétrole
pourraient s'élever à 700,2 milliards. Les
premières sont en hausse de 85,9 milliards, et
les secondes de 61,3 milliards.
CHARGES DE LA DETTE • Les
autres informations relatives au texte
dernièrement adopté par le Conseil des ministres
et susceptibles de retenir l'attention
concernent essentiellement les charges de la
dette publique, les dépenses en capital
(investissements), etc. S'agissant du premier
volet, on note une baisse 437,7 milliards en
2008 contre 592,6 milliards en 2007. Quant au
budget d'investissement, il connaît une hausse
de 32,7 milliards par rapport à 2007. Soit 274,3
milliards de F . Selon les services du ministère
des Finances, cet accroissement du budget
d'investissement résulte du relèvement du niveau
des financements extérieurs et des contreparties
y relatives.
Rappelons que le budget
d'investissement se fonde sur les quatre piliers
du Document de stratégie de croissance et de
réduction de la pauvreté (DSCRP). Pour le
gouvernement, le budget d'investissement devrait
être un stimulant de la croissance économique,
génératrice d'emplois... II prévoit une
amélioration des infrastructures de croissance
(45,325 milliards), l'amélioration de l'accès
des populations aux services essentiels (46,896
milliards), la promotion d'une croissance
soutenue et bénéfique aux couches les plus
défavorisées (8,878 milliards), le projet des
fêtes tournantes (50 milliards), etc.
Selon la Constitution, les
députés membres de la Commission des finances et
de la comptabilité publique présidée par
l'honorable Luc Oyoubi, doivent statuer dans un
délai de 45 Jours. Ils auront, dans le cadre de
l'examen du texte, à auditionner certains
membres du gouvernement. Notamment le ministre
en charge des Finances et son collègue de la
Planification.