EXPLOITATION DU GISEMENT DE
FER DE BÉLINGA
Le
président Omar Bongo Ondimba préside une réunion
de bilan d'étape
Tous les responsables des
départements ministériels impliqués dans le
projet, qui sera réalisé par la Compagnie
minière de Bélinga (comibel), doivent soumettre
leurs conclusions techniques cette fin de mois
d'octobre.
LE
président Omar Bongo Ondimba a présidé hier
lundi 15 octobre 2007, au palais présidentiel
une importante réunion de bilan d'étape du
processus de mise en oeuvre du projet
d'exploitation du gisement de fer de Bélinga,
situé dans la province de l'Ogooué-Ivindo, au
nord-est du Gabon.
La rencontre a permis
d'examiner plus sérieusement l'ensemble des
contours indispensables à la réalisation de ce
projet par la Compagnie minière de Bélinga (Comibel)
intégrant les parts financières chinoise et
gabonaise. Le Premier ministre, Jean Eyéghé
Ndong et plusieurs membres de son gouvernement,
Georgette Koko (Environnement), Jean Ping,
(Affaires étrangères), Idriss Ngari (Travaux
publics et Construction), Pierre-Claver Maganga
Moussavou (TransportsAviation civile et
Tourisme), Pierre-André Kombila (Formation
professionnelle) Richard -Auguste Onouviet
(Mines et Pétrole), Honorine Dossou Naki (Marine
marchande), Alexandre Barro Chambrier (Economie
et Finances), Gisèle Eyang Ntoutoume (Habitat-Logement),
qui y ont pris part, ont intégré la pleine
mesure de la détermination du chef de l'Etat,par
rapport à cet important dossier qui lie
développement et protection de l'environnement.
Cela d'autant plus que les
différents départements ministériels ont, au
terme de trois heures de discussions techniques,
été invités par Omar Bongo Ondimba à travailler
en synergie pour parvenir à une meilleure
coordination des actions destinées à la
faisabilité de ce vaste et ambitieux projet sur
le terrain, de façon à présenter leurs
conclusions techniques d'évaluation à la fin de
ce mois d'octobre. Tous étant convaincus de ce
que, conformément au chronogramme, les chantiers
des infrastructures nécessaires à un démarrage
de la production de fer en 2011 (barrage
hydroélectrique, chemin de fer et port en eaux
profondes) doivent être impérativement lancés.
D'ailleurs, les opérateurs
chinois sont déjà présents sur le terrain pour
identifier et implanter tous les matériaux
nécessaires au lancement des travaux, même s'ils
font face à des fortes critiques des
Organisations non gouvernementales écologiques,
qui s'insurgent contre l'absence, selon elles,
d'études d'impact environnemental, qui auraient
été, assure-t-on, réalisées.
RETOMBEES. L'importance
du projet de Bélinga ne faisant l'ombre d'aucun
doute pour les plus hautes autorités gabonaises,
le président Bongo Ondimba, lui-même et
le gouvernement ont réitéré, jeudi dernier
encore en Conseil des ministres, l'engagement
gabonais pour l'exploitation du gisement de fer
de Bélinga, ainsi que l'urgence pour la partie
gabonaise de tout mettre en oeuvre en vue du
lancement des chantiers. Cette volonté a été
traduite encore hier lors de ce tour de table
intervenant après la vive polémique soulevée par
les Organisations non gouvernementales très
critiques autant sur l'aspect environnemental,
que le contrat passé en 2006 entre le Gabon et
le consortium chinois chargé d'exploiter le
minerai. Les autorités gabonaises qui concilient
développement et protection de la nature,
sont déterminées à réaliser ce projet que le
chef de l'Etat qualifie de "projet du
siècle", en raison notamment, des retombées
économiques et sociales non négligeables,
singulièrement, pour l'Ogooué-Ivindo, et le
Gabon, tout entier.
Pour autant, l'implication
des ressources humaines gabonaises qui font
défaut à notre pays, en raison du faible nombre
de techniciens dont dispose notre pays, a amené
à la sollicitation de l'expertise de la
Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog),
représentée à cette réunion par Marcel Abéké,
pour former les jeunes Gabonais, dont 88 postes
leur ont été réservés dans les métiers des
mines, notamment.