ELECTIONS LOCALES 2007 /
DÉBATS SUR LA BIOMÉTRIE
L'UGDD
donne sa position
Une déclaration de son
secrétaire national, chargé des élections, de la
démocratie et des affaires politiques,
Paul-Marie Gondjout, rendue publique avant hier,
au siège de l'UGDD, dénonce les allégations du
premier vice-président de l'Assemblée nationale,
au sujet de la mise en place de la biométrie.
L'Union
gabonaise pour la démocratie et le développement
(UGDD), n'a pas mis longtemps à réagir aux
propos tenus avant-veille dans un grand média de
la place par Daniel Ona Ondo, premier
vice-président à l'Assemblée nationale, au sujet
de l'ordonnance 19/2007/PR, sur la mise en place
de la biométrie, arguant que le processus était
trop compliqué et que les électeurs ne pouvaient
pas s'y retrouver.
Selon le porte-parole de l'UGDD,
M. Ona Ondo de rejette purement et simplement
les efforts consentis dans ce sens, à la fois,
par le président de la République, chef de l'Etat,
lors d'une concertation politique,
majorité/opposition, et l'implication du
ministère de l'Intérieur, au travers des
rencontres avec les différents acteurs sur la
question à l'avenue de Cointet.
Alors que les pourparlers se
poursuivent, le secrétaire national de l'Union
gabonaise pour la démocratie et le développement
(UGDD) s'étonne des déclarations récentes de
Daniel Ona Ondo, tendant, selon lui, à semer la
confusion et à divertir l'opinion, sur une idée
qui fait école dans les différents états-majors
politiques, afin de parvenir durablement à la
confection d'un fichier électoral fiable, avec
notamment une liste électorale acceptable qui ne
devrait souffrir 'aucune contestation. Et c'est
dans ce sens que le président de la République,
chef de l'Etat, soucieux de mener le processus
électoral dans le pays à bonne fin, avait jugé
utile de réunir la classe politique nationale,
afin de discuter du bien-fondé de ce procédé.
Après cette réunion, une
ordonnance avait été prise par le président de
la République, Omar Bongo Ondimba, pour rendre
exécutoire la mise en place de la biométrie, ce
qui signifie en clair, qu'il faudrait aller aux
futures consultations électorales, sur la base
de ce nouveau procédé , en commençant
naturellement par les élections locales de
décembre prochain, dont la liste des présidents
a déjà été rendue publique par la Cenap.
Autrement dit, que devrait-il
rester de la décision du chef de l'Etat et de
l'ordonnance prise en la matière, se demande le
chargé des élections, de la démocratie et des
affaires politiques à l'UGDD. Avant d'ajouter:
"Ce que nous demandons est très simple. Il
suffit de mettre dans la carte électorale
les empreintes digitales et la photo de
l'électeur"
Ce qui devrait permettre,
selon lui, d'aller aux futures élections avec
des listes propres, dépouillées de tout soupçon.
Il appartient donc à la majorité de se raviser
et de suivre les recommandations du président de
la République, sur l'idée d'aller aux élections
sur la base de la biométrie. Faute de cela, a
ajouté Paul-Marie Gond,out, la majorité serait
taxée de manipulation et de tripatouillage de la
liste électorale, alors que son parti et son
président-fondateur se battent pour parvenir à
faire avancer le processus électoral dans notre
pays.