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Le quotidien l'Union du 15 Octobre 2007

 

FAIT DIVERS

Les vendeurs du coltan étaient des escrocs

C.B.Q, un haut fonctionnaire gabonais vient d'être roulé dans la farine par un groupe d'escrocs connus sous les patronymes de Guy Laroche Ogoula, alias Ntchouakero, Dominique Petit, Frédéric Dubois, Mathieu, Pierre et Roland. Les intéressés qui se faisaient passer pour des agents d'une société basée en Suisse avaient conclu avec lui une transaction sur l'achat d'un produit utile à la fabrication des téléphones portables et autres appareils de technologie moderne. L'acheteur a dû débourser une somme de 35 â millions de francs avant de réaliser qu'il é s'agissait d'une escroquerie habilement montée. Récit.

C.B.Q, un haut fonctionnaire gabonais, vient de payer d'un prix élevé sa naïveté ou son appât du gain. A moins que ce ne soit les deux. II vient, en effet, d'être roulé dans la farine par un groupe d'escrocs avec lesquels il avait conclu une transaction sur l'achat de coltan, un produit utile à la fabrication des téléphones portables et autres matériels de technologie moderne. Les malfrats - qui se faisaient passer pour des agents d'une société basée en Suisse - ont réussi à lui soutirer la somme de 35 millions de francs avant qu'il ne réalise qu'il s'agissait d'une escroquerie habilement ficelée.

Après leur forfait, les faux vendeurs de coltan se sont évanouis dans la nature, laissant à leur client une mallette remplie des ampoules contenant de l'eau plate légèrement colorée. Se voyant floué, C.B.Q a porté plainte contre les escrocs. Après enquête les agents de la Police judiciaire (Pj) ont déjà réussi a mettre la main sur un membre du gang, qui a été présenté la semaine dernière devant le parquet de la République avant d'être placé sous mandat de dépôt, en attendant l'arrestation de ses complices en cavale.

Selon les enquêteurs, tout a commencé en juillet dernier. Ce mois-là, C.B.Q reçoit un coup de fil d'un certain Guy Laroche Ogoula, alias Christian Ntchouakero, qui se fait passer pour un agent d'une société oeuvrant dans la technologie basée à Génève, en Suisse. Au cours de l'entretien téléphonique, ce dernier fait comprendre à son interlocuteur que sa firme éprouve un besoin pressant d'acheter du coltan, un produit utile à la fabrication des téléphones portables et autres matériels de technologie moderne.

Dans ce schéma, Guy Laroche Ogoula suggère à C.B.Q de prendre attache avec un fournisseur basé à Libreville, prénommé Pierre. Il lui demande de se faire passer pour un client désireux d'acheter ledit produit. Ogoula promet de dépêcher le responsable financier de sa société, un certain Dominique Petit, une fois le produit obtenu, pour l'acheter à un prix plus élevé que celui proposé. L'une des clauses du contrat stipule que les deux parties doivent se partager les bénéfices. L'opération conclue, le haut fonccs, moyennant une caution de seize millions.

Source : Journal L'Union Plus du 15/10/2007

 

 



   

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