FAIT DIVERS
Les
vendeurs du coltan étaient des escrocs
C.B.Q, un haut fonctionnaire
gabonais vient d'être roulé dans la farine par
un groupe d'escrocs connus sous les patronymes
de Guy Laroche Ogoula, alias Ntchouakero,
Dominique Petit, Frédéric Dubois, Mathieu,
Pierre et Roland. Les intéressés qui se
faisaient passer pour des agents d'une société
basée en Suisse avaient conclu avec lui une
transaction sur l'achat d'un produit utile à la
fabrication des téléphones portables et autres
appareils de technologie moderne. L'acheteur a
dû débourser une somme de 35 â millions de
francs avant de réaliser qu'il é s'agissait
d'une escroquerie habilement montée. Récit.
C.B.Q,
un haut fonctionnaire gabonais, vient de payer
d'un prix élevé sa naïveté ou son appât du gain.
A moins que ce ne soit les deux. II vient, en
effet, d'être roulé dans la farine par un groupe
d'escrocs avec lesquels il avait conclu une
transaction sur l'achat de coltan, un produit
utile à la fabrication des téléphones portables
et autres matériels de technologie moderne. Les
malfrats - qui se faisaient passer pour des
agents d'une société basée en Suisse - ont
réussi à lui soutirer la somme de 35 millions de
francs avant qu'il ne réalise qu'il s'agissait
d'une escroquerie habilement ficelée.
Après leur forfait, les faux
vendeurs de coltan se sont évanouis dans la
nature, laissant à leur client une mallette
remplie des ampoules contenant de l'eau plate
légèrement colorée. Se voyant floué, C.B.Q a
porté plainte contre les escrocs. Après enquête
les agents de la Police judiciaire (Pj) ont déjà
réussi a mettre la main sur un membre du gang,
qui a été présenté la semaine dernière devant le
parquet de la République avant d'être placé sous
mandat de dépôt, en attendant l'arrestation de
ses complices en cavale.
Selon les enquêteurs, tout a
commencé en juillet dernier. Ce mois-là, C.B.Q
reçoit un coup de fil d'un certain Guy Laroche
Ogoula, alias Christian Ntchouakero, qui se fait
passer pour un agent d'une société oeuvrant dans
la technologie basée à Génève, en Suisse. Au
cours de l'entretien téléphonique, ce dernier
fait comprendre à son interlocuteur que sa firme
éprouve un besoin pressant d'acheter du coltan,
un produit utile à la fabrication des téléphones
portables et autres matériels de technologie
moderne.
Dans ce schéma, Guy Laroche
Ogoula suggère à C.B.Q de prendre attache avec
un fournisseur basé à Libreville, prénommé
Pierre. Il lui demande de se faire passer pour
un client désireux d'acheter ledit produit.
Ogoula promet de dépêcher le responsable
financier de sa société, un certain Dominique
Petit, une fois le produit obtenu, pour
l'acheter à un prix plus élevé que celui
proposé. L'une des clauses du contrat stipule
que les deux parties doivent se partager les
bénéfices. L'opération conclue, le haut fonccs,
moyennant une caution de seize millions.