Pour moi quoi...
Moi Makaya, malgré mon niveau
de certificat d'études indigènes, je peux me
targuer de reconnaître que depuis que mon
premier mwana est revenu du Boul'Mich avec ses
nombreux diplômes, j'apprends beaucoup de choses
en l'écoutant. Et c'est lui qui m'a appris une
maxime intéressante; il n'est jamais trop tard
pour bien faire.
Je parle ainsi parce que j'ai
lu hier dans le quotidien qui m'offre
l'hospitalité depuis kala kala que sur
instructions de notre présida, une mission
technique d'audit a été créée pour analyser et
circonscrire la dette intérieure de l'Etat au
titre des travaux réalisés dans le cadre des
fêtes tournantes, des travaux routiers et ceux
de construction et réfection des universités.
Une bonne chose que j'applaudis des deux mains
pour avoir demandé cela depuis des lustres!
Ce que Makaya souhaite, c'est
qu'on publie tout sur ces quatre dossiers et que
la société ou celui qu'on trouvera en flagrant
délit de détournement des deniers publics en
empochant le fric de l'Etat sans réaliser les
travaux pour lesquels il a été débloqué soit non
seulement présenté à tous, mais qu'il (elle)
soit condamnée à restituer ce qu'il (elle) a
détourné avant d'être bouclé au Gros-Bouquet
Parce qu'une chose est de
créer des commissions et autres missions
d'audit. Une autre est de vulgariser les
conclusions de celles-ci. Une autre enfin est de
sanctionner les contrevenants, parce que je
crois que c'est le but de tous ces machins-là.
Si l'on ne parvient pas à
cela, alors je dirai sans ambages que les
affaires de ce pays sont comme celles du Makaya
que je suis ou de mon ami Lybek. On les présente
à tous, les gens en rigolent à gorge déployée et
puis basta.
Pour moi quoi...
... Makaya