EXPLOITATION DU FER DE BÉLINGA
Les ONG
environnementales rejettent toute collusion avec
l'étranger
Ces entités inscrivent leur
action, malgré l'opposition de leurs
détracteurs, dans le souci de "porter la vérité
au plus grand nombre".
LORS de la conférence de
presse commune organisée au siège de Brainforest,
le 10 octobre au quartier Louis, les ONG
environnementales (Environnement Gabon, Publiez
ce que vous payez, Coalition contre la vie chère
au Gabon) ont expliqué que leur silence, au plus
fort de la polémique sur l'exploitation du fer
de Bélinga, par leur volonté de ne pas envenimer
les choses. Suite à la campagne de
désinformation orchestrée par certains
compatriotes et relayée par une presse déviante,
nous avons gardé notre sérénité, optant pour une
diplomatie active", a affirmé le
Coordinateur Environnement Gabon et PWYP Gabon,
Marc Ona Essangui.
Malheureusement, cette
démarche, qualifiée de sage par M. Ona, a été
perçue par leurs détracteurs comme une
"preuve de leur compromission" avec les
"puissances occidentales". Manipulation et
corruption supposées de ces ONG, ont été les
arguments mis en avant par leurs adversaires par
voie de presse principalement.
" Quelques mercenaires
africains de la plume en ont fait leur fonds de
commerce" à l'instar du "magazine Afrique
Education n °237-238, du 1er au 31 octobre
2007", dont le directeur de publication est
Jean-Paul Tedga, précise Marc Ona.
Ces organisations
environnementales estiment qu'il est normal de
chercher à comprendre le dossier de Bélinga sans
que cela ne soit perçu comme une entrave au
développement du pays et à la réalisation
de ce projet.
Ce qu'elles voudraient, sur
cette question, c'est que de nombreux points
soient expliqués. Notamment ceux portant sur la
non publication du contrat passé entre le
gouvernement et le consortium chinois.
Le Coordinateur de PWYP a
rappelé que l'action des ONG pour "porter la
vérité au plus grand nombre", se fonde sur
trocs principes. Le premier reposé sur les
conventions internationales en matière
d'environnement ratifiées par le Gabon qui
exigent certains préalables dans la mise en
oeuvre de tout projet touchant l'environnement.
Le second est relatif aux
codes de (environnement et des mines qui
fournissent un encadrement juridique suffisant
pour orienter faction du gouvernement. Quant au
dernier, il concerne la démarche des ONG qui est
un engagement citoyen et qui trouve son
fondement dans la constitution de la République
gabonaise.
Pour M. Ona, "la mise en
oeuvre de Bélinga" se fait donc "en viola
don du Code de l'environnement, notamment le
préalable de l'étude d'impact".