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Le quotidien l'Union du 12 au 14 Octobre 2007

 

 

ASSEMBLÉE NATIONALE

En attendant le projet de loi de finances...

SOUVENT appelée session budgétaire, du fait qu'elle est essentiellement consacrée à l'examen du projet de loi de finances, la deuxième session ordinaire du Parlement, ouverte le lundi 3 septembre dernier, n'empêche nullement les députés, encore moins les sénateurs d'examiner d'autres textes ou d'interpeller le gouvernement dans le cadre de leur mission de contrôle de l'action gouvernementale.

C'est ainsi qu'il a été donné l'occasion au ministre d'Etat Paul Toungui (Economie, Finances, Budget et Privatisation) et le ministre d'Etat, Faustin Boukoubi (Agriculture, Elevage et Développement rural) de venir devant les députés présenter, pour le premier cite, le projet de loi de règlement pour la gestion 2005, et pour le second défendre le projet de loi portant code des investissements agricoles en République gabonaise.

S'agissant du projet de loi de règlement, dont l'élaboration répond au souci de vérification de la conformité de l'exécution du budget de l'Etat, le ministre des Finances, tout en présentant devant les députés la situation économique qui a prévalu au cours année 2005, marquée par une activité mondiale moins vigoureuse que l'année d'avant, mais qui a toutefois maintenu le rythme de sa croissance grâce notamment aux performances des économies américaine et chinoise en ce qui concerne notamment les principaux agrégats, a fait art aux uns et aux autres de évolution des agrégats au cours de la même année.

Une année caractérisée, dit-il, par un accroissement en volume de 3% du Produit intérieur brut (PNB) par rapport à 2004. Une performance, sil en est, résultant essentiellement de la forte croissance du secteur hors pétrole (4,3%), d'autant que l'activité du secteur pétrolier a connu un recul de l'ordre de 1,3%. La forte croissance de l'activité enregistrée dans le secteur hors pétrole n'a, malheureusement pas entraîné, souligne le membre du gouvernement, une amélioration sensible de l'emploi, les emplois ainsi créés proviennent essentiellement des recrutements effectués dans le secteur public, précise Paul Toungui.

REDUIRE LE DEFICIT• Globalement, la gestion des finances publiques a été conforme aux objectifs du programme stand-by arrêté avec e FMI, selon le ministre d'Etat au Finances confirmé en cela par l'appréciation positive du Fonds monétaire international. C'est appréciation positive de l'institution financière a été l'une des raisons l'ayant amené signé avec le Gabon l'accord triennal en mai dernier.

Pour ce qui est maintenant du projet de loi portant code des investissements agricole en République gabonaise, le ministre d'État Faustin Boukoubi a fait devant les députés un exposé dont on retiendra pour essentielle que celui-ci vise à faire de l'agriculture, un secteur moteur de croissance à travers l'amélioration, le relancer et la diversification du secteur agricole.

Pour le ministre d'Etat Boukoubi, l'augmentation de la production agricole nationale en produit de consommation courante devient une . condition nécessaire pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire. Et au regard de l'accroissement démographique et l'urbanisation galopante. En plus, le ministre d'Etat envisage une meilleure prise en compte de l'environnement du commerce international et de son évolution pour optimiser les possibilités d'accès aux marchés extérieurs.

L'agriculture constituant la principale activité économique en zone rural, Faustin Boukoubi veut mettre en oeuvre un certain nombre de stratégies et de politiques en vue du développement du secteur à savoir la création d'un environnement attractif et incitatif pour encourager l'investissement privé national et étranger, la sécurisation des opérations commerciales, l'appui à la promotion d'exploitations agricoles familiales pour leur passage de systèmes extensifs des production en systèmes intensifiés, diversifiés, durables et respectueux des ressources naturelles, etc.

En tout cas pour le membre du gouvernement, le projet de code des investissements repose sur des principes directs: sécurité des investissements, octroi d'incitations diverses de soutien à l'investissement, discrimination positive en faveur des investissements nationaux en matière d'aide.

Source : Journal L'Union Plus du 12 au 14/10/2007

 

 



   

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