ASSEMBLÉE NATIONALE
En
attendant le projet de loi de finances...
SOUVENT appelée session
budgétaire, du fait qu'elle est essentiellement
consacrée à l'examen du projet de loi de
finances, la deuxième session ordinaire du
Parlement, ouverte le lundi 3 septembre dernier,
n'empêche nullement les députés, encore moins
les sénateurs d'examiner d'autres textes ou
d'interpeller le gouvernement dans le cadre de
leur mission de contrôle de l'action
gouvernementale.
C'est ainsi qu'il a été donné
l'occasion au ministre d'Etat Paul Toungui (Economie,
Finances, Budget et Privatisation) et le
ministre d'Etat, Faustin Boukoubi (Agriculture,
Elevage et Développement rural) de venir devant
les députés présenter, pour le premier cite, le
projet de loi de règlement pour la gestion 2005,
et pour le second défendre le projet de loi
portant code des investissements agricoles en
République gabonaise.
S'agissant du projet de loi
de règlement, dont l'élaboration répond au souci
de vérification de la conformité de l'exécution
du budget de l'Etat, le ministre des Finances,
tout en présentant devant les députés la
situation économique qui a prévalu au cours
année 2005, marquée par une activité mondiale
moins vigoureuse que l'année d'avant, mais qui a
toutefois maintenu le rythme de sa croissance
grâce notamment aux performances des économies
américaine et chinoise en ce qui concerne
notamment les principaux agrégats, a fait art
aux uns et aux autres de évolution des agrégats
au cours de la même année.
Une année caractérisée,
dit-il, par un accroissement en volume de 3% du
Produit intérieur brut (PNB) par rapport à 2004.
Une performance, sil en est, résultant
essentiellement de la forte croissance du
secteur hors pétrole (4,3%), d'autant que
l'activité du secteur pétrolier a connu un recul
de l'ordre de 1,3%. La forte croissance de
l'activité enregistrée dans le secteur hors
pétrole n'a, malheureusement pas entraîné,
souligne le membre du gouvernement, une
amélioration sensible de l'emploi, les emplois
ainsi créés proviennent essentiellement des
recrutements effectués dans le secteur public,
précise Paul Toungui.
REDUIRE LE DEFICIT•
Globalement, la gestion des finances publiques a
été conforme aux objectifs du programme stand-by
arrêté avec e FMI, selon le ministre d'Etat au
Finances confirmé en cela par l'appréciation
positive du Fonds monétaire international. C'est
appréciation positive de l'institution
financière a été l'une des raisons l'ayant amené
signé avec le Gabon l'accord triennal en mai
dernier.
Pour ce qui est maintenant du
projet de loi portant code des investissements
agricole en République gabonaise, le ministre
d'État Faustin Boukoubi a fait devant les
députés un exposé dont on retiendra pour
essentielle que celui-ci vise à faire de
l'agriculture, un secteur moteur de croissance à
travers l'amélioration, le relancer et la
diversification du secteur agricole.
Pour le ministre d'Etat
Boukoubi, l'augmentation de la production
agricole nationale en produit de consommation
courante devient une . condition nécessaire pour
assurer la sécurité et la souveraineté
alimentaire. Et au regard de l'accroissement
démographique et l'urbanisation galopante. En
plus, le ministre d'Etat envisage une meilleure
prise en compte de l'environnement du commerce
international et de son évolution pour optimiser
les possibilités d'accès aux marchés extérieurs.
L'agriculture constituant la
principale activité économique en zone rural,
Faustin Boukoubi veut mettre en oeuvre un
certain nombre de stratégies et de politiques en
vue du développement du secteur à savoir la
création d'un environnement attractif et
incitatif pour encourager l'investissement privé
national et étranger, la sécurisation des
opérations commerciales, l'appui à la promotion
d'exploitations agricoles familiales pour leur
passage de systèmes extensifs des production en
systèmes intensifiés, diversifiés, durables et
respectueux des ressources naturelles, etc.
En tout cas pour le membre du
gouvernement, le projet de code des
investissements repose sur des principes
directs: sécurité des investissements, octroi
d'incitations diverses de soutien à
l'investissement, discrimination positive en
faveur des investissements nationaux en matière
d'aide.