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Le quotidien l'Union du 10 Octobre 2007

 

A DEUX MOIS DES ÉLECTIONS LOCALES

Le gouvernement toujours confronté au défi de la biométrie

Ce pan de l'Exécutif, via le ministère de l'Intérieur que dirige André Mba Obame, sera soumis vendredi prochain aux questions des députés lors d'une audition qui devrait permettre de lever le voile sur l'article 48 de l'ordonnance 019 PR du 21 août 2007, modifiant certaines dispositions de la loi sur les élections politiques.

LE gouvernement Eyéghé Ndong, est toujours confronté au défi de la biométrie dont la mise en oeuvre semble difficile alors que le renouvellement des assemblées municipales et départementales est prévu cette fin d'année.

Cette difficulté se précise, d'autant plus qu'en dépit des démarches effectuées par le ministère de l' Intérieur que dirige André Mba Obame, aux fins de sa mise en oeuvre pour la constitution du fichier électoral et la production des cartes numérisées pour l'identification des électeurs, l'on est encore loin de parvenir à sa faisabilité, en raison des difficultés d'ordre technique et financier que l'on enregistre depuis son adoption par les acteurs politiques gabonais réunis lors de la concertation politique majorité-opposition du 25 juillet 1007, sous l'égide du président Omar Bongo Ondiirnba. Lesquels ne se sont pas empêchés, du moins, ceux de l'opposition, de proférer des critiques et autres accusations contre le gouvernement, notamment, le ministère de l'Intérieur. Ce département a été accusé par certains responsables dé l'o position de violer la loi, par ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi sur les élections politiques dans notre pays qui, disent-ils, une fois prise, rentre en vigueur avant sa ratification par le Parlement.

CONFIRMATION. Cette polémique a naturellement renforcé le scepticisme sur la tenue cette fin d'année des élections locales et sur la faisabilité, sinon, l'expérimentation de ce procédé lors des futures élections locales, dans différentes strates politiques et administratives du pays où l'inquiétude va grandissant.

1 Il n'empêche que, si au fil de l'échéance du 15 janvier 2008, le report de cette consultation électorale ne semble pas être à l'ordre du jour aussi bien du côté de la Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) que du côté dû ministère de l'Intérieur. Par contre, la mise en oeuvre de la biométrie n'est guère acquise, tant il est établi que sa confirmation devrait être décidée au terme du débat qui sera lancé, dès vendredi prochain, à l'Assemblée nationale, mais également avant que la classe politique ne s'accorde ou pas sur cette question (lui pourrait bien, prévient un responsable de parti d'opposition, constituer un motif de blocage du processus électoral et de confrontation ouverte.

2 L'on devrait donc s'attendre, ce ]oui-là, à voir le ministre d'État, André Mba Obame soumettre à la Représentation nationale l' ordonnance prise le 21 août 2007 Par le président de la République, abrogeant les anciens articles 16, 37, 48 57,124 et 127 de la loi 07/ 96 du 12 mars 1996. Laquelle avait été modifiée, à la suite du dialogue politique ouvert parla majorité et l'opposition afin de renforcer le dispositif électoral et restaurer la confiance dans l'outil électoral décrié à cause des contestations qui ont émaillé les votes organisés depuis plusieurs années dans le pays.

3 DEBAT PARLEMENTÀIRE• Ce sera pour André Mba Obame, l'occasion, de lever le voile principalement sur l'article 48 nouveau gui porte les conditions d'inscription sur les listes électorales en vue de la révision dis listes électorales qui reste toujours très attendue par l'ensemble du corps politique national et même des populations qui espèrent ne plus revivre lui erreurs et manipulations qui ont souvent entaché le fichier électoral. D'autant que je nouveau dispositif alimentant la controverse poli6Gue à deux mois des élections locales qui doivent se tenir au plus tard le 15 janvier 2008, fait ressortir, en sus de l'identité de l'électeur, l'ascendance, la photo et l'empreinte digitale, constituant des données de la biométrie dont on parle de plus en plus. Alors même que toutes les conditions en vue de sa réalisation ne sont pas réunies, notamment les délais et le financement. De même que le cadre juridique venant en appui de l'ordonnance soumise à la ratification devant servir de base à la mise en oeuvre de ce procédé. Les. i députés je soumettront au feu roulant des questions relatives aux dispositions prises four protéger les libertés individuelles et le secret de l'informatique, en appui de ce nouveau dispositif électoral.

4 Il faut dire que cette rencontre s'avère importante en ce sens qu'elle permettra d'ouvrir un large débat parlementaire sur ce procédé que souhaitent fortement de nombreux responsables de partis politiques dans leur quête d'une plus grande transparence électorale dans le pays, laquelle passe par l'élaboration d'une liste électorale fiable. Car, à défaut d'une refonte totale de ce fichier, l'hypothèse d'un retour aux urnes avec la même liste électorale due celle des dernières législatives, pourrait bien être prise en compte. Cela, même si une opération de révision générale intégrant les acteurs es blocs politiques et les techniciens du ministère en charge des élections, peut être envisagée très rapidement, les dispositions relatives à cette procédure ayant changé.

Source : Journal L'Union Plus du 10/10/2007

 

 



   

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