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Le quotidien l'Union du 10 Octobre 2007

 

CHOSES VUES

Insalubrité grandissante à l'UOB

Après la résiliation par les anciens responsables du Centre des oeuvres universitaires (COU) du contrat de ramassage des ordures ménagères sur le campus qui liait la mairie de Libreville à la Sovog, cette institution est jonchée de tas d'immondices qui s'amoncellent jour après jour.

LE moins que l'on puisse dire, c'est que les nouveaux responsables du Centre des oeuvres universitaires (COU), qui ont récemment pris leurs fonctions à l'Université Omar Bongo (UOB), ne vont pas dormir paisiblement sur leurs lauriers (si tant est qu'ils en aient). A cause de l'insalubrité dans laquelle leurs prédécesseurs ont laissé le campus universitaire.

En effet, après la résiliation du contrat qui liait cet organe de gestion de la vie sociale des étudiants à l'UOB, à la société de valorisation des ordures ménagères (Sovog) et la mairie de Libreville, il ne fait pas bon vivre en ce moment dans l'enceinte de la première université de notre pays.

En effet, des tas d'immondices se sont formés devant chaque pavillon depuis plus de deux mois, et personne ne se préoccupe de les ramasser. A cela s'ajoutent les problèmes de plomberie pour les conduites d'eau, de voirie et l'envahissement des hautes herbes noyant les amphis, salles de cours, laboratoires et des chambrés des étudiants. Au pavillon C, un tuyau percé depuis des mois laisse couler sans discontinuer des eaux usées.

"Nous ne respirons plus depuis quelques mois de l'air pur: A cause des déchets qui proviennent de ce tuyau cassé. Et pourtant, nous n'avons jamais cessé d'interpeller les anciens responsables du COU, pour qu'ils trouvent une solution palliative a ce problème environnemental et social, qui met notre santé en danger chaque jour", s'indignent des occupants de la chambre 111.

Des lamentations, qui, apparemment, n'ont pas ému les responsables sortants du COU. Puisque Jusqu'à présent, ces odeurs nauséabondes perdurent dans la cité universitaire. Les ordures ménagères que ne ramasse plus la Sovog, se sont transformées en poubelles géantes à la place dite "L'interrogation" et devant les six pavillons que compte l'UOB. Et curieusement, les entrées principales de l'institution, du secrétariat général et du rectorat, présentent une image reluisante à cause des travaux qui s'y déroulent.

Cette image contrastée d'une UOB à deux visages résulterait-elle de l'autonomie des deux organes qui gèrent l'institution, le Rectorat et le COU ?

Dans cet environnement malsain, la question qui se pose est de savoir pourquoi les responsables du COU, qui ont la charge du bien-être social des étudiants, se sont désengagés de leurs missions avant même la fin du mois de juin, qui coïncidait avec le déroulement de la première session des examens ? Alors que logiquement, le budget de fonctionnement qui leur était alloué, devait couvrir toute l'année académique. En attendant peut-être d'éventuelles réponses de ceux qui ont géré ces fonds cette année, les étudiants devront supporter leur "cohabitation imposée" d'avec des déchets ménagers, ainsi que les rats, les serpents et les moustiques qui y ont élu domicile. Jusqu' «à quand» Jusqu'au retour du Chikungunya, nous a répondu, pince-sans-rire, un résident du campus.

Source : Journal L'Union Plus du 10/10/2007

 

 



   

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