CHOSES VUES
Insalubrité grandissante à l'UOB
Après la résiliation par les
anciens responsables du Centre des oeuvres
universitaires (COU) du contrat de ramassage des
ordures ménagères sur le campus qui liait la
mairie de Libreville à la Sovog, cette
institution est jonchée de tas d'immondices qui
s'amoncellent jour après jour.
LE moins que l'on puisse
dire, c'est que les nouveaux responsables du
Centre des oeuvres universitaires (COU), qui ont
récemment pris leurs fonctions à l'Université
Omar Bongo (UOB), ne vont pas dormir
paisiblement sur leurs lauriers (si tant est
qu'ils en aient). A cause de l'insalubrité dans
laquelle leurs prédécesseurs ont laissé le
campus universitaire.
En effet, après la
résiliation du contrat qui liait cet organe de
gestion de la vie sociale des étudiants à l'UOB,
à la société de valorisation des ordures
ménagères (Sovog) et la mairie de Libreville, il
ne fait pas bon vivre en ce moment dans
l'enceinte de la première université de notre
pays.
En effet, des tas
d'immondices se sont formés devant chaque
pavillon depuis plus de deux mois, et personne
ne se préoccupe de les ramasser. A cela
s'ajoutent les problèmes de plomberie pour les
conduites d'eau, de voirie et l'envahissement
des hautes herbes noyant les amphis, salles de
cours, laboratoires et des chambrés des
étudiants. Au pavillon C, un tuyau percé depuis
des mois laisse couler sans discontinuer des
eaux usées.
"Nous ne respirons plus
depuis quelques mois de l'air pur: A cause des
déchets qui proviennent de ce tuyau cassé. Et
pourtant, nous n'avons jamais cessé
d'interpeller les anciens responsables du COU,
pour qu'ils trouvent une solution palliative
a ce problème environnemental et social, qui
met notre santé en danger chaque jour",
s'indignent des occupants de la chambre 111.
Des lamentations, qui,
apparemment, n'ont pas ému les
responsables sortants du COU. Puisque Jusqu'à
présent, ces odeurs nauséabondes perdurent dans
la cité universitaire. Les ordures ménagères que
ne ramasse plus la Sovog, se sont transformées
en poubelles géantes à la place dite
"L'interrogation" et devant les six pavillons
que compte l'UOB. Et curieusement, les entrées
principales de l'institution, du secrétariat
général et du rectorat, présentent une image
reluisante à cause des travaux qui s'y
déroulent.
Cette image contrastée d'une
UOB à deux visages résulterait-elle de
l'autonomie des deux organes qui gèrent
l'institution, le Rectorat et le COU ?
Dans cet environnement
malsain, la question qui se pose est de savoir
pourquoi les responsables du COU, qui ont la
charge du bien-être social des étudiants, se
sont désengagés de leurs missions avant même la
fin du mois de juin, qui coïncidait avec le
déroulement de la première session des examens ?
Alors que logiquement, le budget de
fonctionnement qui leur était alloué, devait
couvrir toute l'année académique. En attendant
peut-être d'éventuelles réponses de ceux qui ont
géré ces fonds cette année, les étudiants
devront supporter leur "cohabitation imposée"
d'avec des déchets ménagers, ainsi que les
rats, les serpents et les moustiques qui y ont
élu domicile. Jusqu' «à quand» Jusqu'au retour
du Chikungunya, nous a répondu, pince-sans-rire,
un résident du campus.