Pour moi quoi…
LES nouvelles qui nous
parviennent du centre du Gabon, là-bas à Ndjolé
ne sont pas bonnes. On apprend qu'un bourbier
qui s'est formé à la sortie de cette ville a
poussé les populations du cru à bloquer à cet
endroit toute circulation. Plus personne ne
passe et on parle même de racket qui sévit à cet
endroit-là désormais.
L'ire des Ndjoléens été causé
par le fait que du marché de cette commune à
Medoumane, il n'y a pas de goudron et qu'en
quittant Eboro à la frontière avec le Cameroun,
à Bitam en roulant comme sur un billard, on perd
un temps monstre pour franchir ces 40 km
d'obstacle avec des ponts sur le point de
s'écrouler, qui séparent Ndjolé de Medoumane.
Mais dites-moi, combien de
milliards de dolès faut-il débourser pour
goudronner ces 40 km qu'empruntent chaque jour
des grumiers et d'autres camions de commerçants
qui font tourner l'économie du pays ? On dirait
que cette situation récurrente et maintes fois
soulevée et même signalée aux autorités des TP
ne semble pas les émouvoir outre mesure.
Peut-être faudrait-il qu'il y ait d'abord mort
d'homme que moi Makaya je ne souhaite pas pour
,qu'on prenne, enfin, à bras-le-corps ce
problème.
Pourtant, chaque jour, il y a
des entrepreneurs blancs et même asiatiques qui
viennent faire le métré sur ce tronçon. Mais
après, suiii... ils disparaissent et rien ne
bouge. Hier, on annonçait la descente de la
grande muette pour libérer la voie. Espérons
quelle n'utilisera comme seules armes que ses
engins et ses ingénieurs pour commencer les
travaux sur ce tronçon qui, comme dirait un
vieux sage du coin, fâche énormément.
Pour moi quoi...
…Makaya