RENTRÉE SCOLAIRE
La carte
scolaire :
l'autre
incongruité de l'Éducation nationale
LE problème de la carte
scolaire entendez l'éloignement du lycée et/ou
du collège du lieu de résidence de (apprenant -
constitue aux yeux de nombreux compatriotes,
notamment ceux vivant a Libreville dont les
enfants pour la plupart en bas-âge (11,12 et 13
ans) sont confrontés à cette problématique, une
raison supplémentaire qui démontre, si besoin en
était encore, (incapacité, sinon (incurie, du
ministère de l'Education nationale à fonder un
système éducatif performant.
Deux raisons principales,
selon le président de l'Union syndicale des
enseignants du Gabon (USEG), Emmanuel Mvé Mba,
sont à (origine de cet état de fait. La première
est «l'atonie» de l'Inspection déléguée
d'académie (IDA) de l'Estuaire chargée pourtant
d'orienter les enfants après leur admission au
concours d'entrée en sixième. Cet organe qui
fait désormais tout à sa guise, ne tient pas
compte des choix pour les établissements proches
de leurs lieux d'habitation que les élèves ou
leurs parents font dans les différentes fiches
de veux qu'ils remplissent.
La deuxième raison la plus
pertinente d'ailleurs - est celle liée au
déficit de notre pays en matière des structures
d'accueil. Un exemple : l'Estuaire compte à ce
jour seulement 12 lycées et 9 collèges
d'enseignement secondaire. Pour le président de
l'USEG c'est peu ! Il estime, après une enquête
réalisée dernièrement par son syndicat, qu'il
faudrait ajouter aux existants 12 autres lycées
et 9 Ces. C'est la solution pense t-il, pour
mettre un terme à la carence observée
actuellement.
Mais selon la répartition
suivante concernant la commune de Libreville,
soit : trois nouveaux collèges et un lycée à
construire dans la zone de Melon pour suppléer
et décongestionner le lycée public Obiang
Etoughé de Sibang. Ajouter un lycée et un Ces
dans la zone Est de Nzeng-Ayong. La zone Nord
côté aéroport n'est pas en reste. Et la zone d'Owendo
devrait avoir deux nouveaux lycées.
Pour l'USEG, la carence ainsi
notée relève de la seule responsabilité des
pouvoirs publics, en l'occurrence le ministère
de l'Education nationale qui, selon lui, peine à
consentir trois milliards environ de son
consistant budget pour 2007 il s'élève à 84
milliards, 601 millions 7000F- pour régler
définitivement cette problématique qui constitue
l'autre goulot d'étranglement, sinon une
douloureuse épine de plus sous le pied des
nombreux parents d'élèves que nous sommes, car
orienter un enfant de 11 ans ou 12 ans dans un
établissement situé à Awoungou (côté Owendo)
alors qu'il réside à Melon est simplement un
acte confine à de la provocation, sinon à une
brimade.
Cette situation constitue
fort justement l'autre incongruité du ministère
de l'Education nationale. Pourquoi ne pas
revenir à la politique de proximité : un
quartier un établissement qui avait été
instaurée à l'époque par André Mba Obame alors
ministre de l'Education nationale ? Pour mettre
un terme au cafouillage.