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Le quotidien l'Union du 08 Octobre 2007

 

RENTRÉE SCOLAIRE

La carte scolaire : l'autre incongruité de l'Éducation nationale

LE problème de la carte scolaire entendez l'éloignement du lycée et/ou du collège du lieu de résidence de (apprenant - constitue aux yeux de nombreux compatriotes, notamment ceux vivant a Libreville dont les enfants pour la plupart en bas-âge (11,12 et 13 ans) sont confrontés à cette problématique, une raison supplémentaire qui démontre, si besoin en était encore, (incapacité, sinon (incurie, du ministère de l'Education nationale à fonder un système éducatif performant.

Deux raisons principales, selon le président de l'Union syndicale des enseignants du Gabon (USEG), Emmanuel Mvé Mba, sont à (origine de cet état de fait. La première est «l'atonie» de l'Inspection déléguée d'académie (IDA) de l'Estuaire chargée pourtant d'orienter les enfants après leur admission au concours d'entrée en sixième. Cet organe qui fait désormais tout à sa guise, ne tient pas compte des choix pour les établissements proches de leurs lieux d'habitation que les élèves ou leurs parents font dans les différentes fiches de veux qu'ils remplissent.

La deuxième raison la plus pertinente d'ailleurs - est celle liée au déficit de notre pays en matière des structures d'accueil. Un exemple : l'Estuaire compte à ce jour seulement 12 lycées et 9 collèges d'enseignement secondaire. Pour le président de l'USEG c'est peu ! Il estime, après une enquête réalisée dernièrement par son syndicat, qu'il faudrait ajouter aux existants 12 autres lycées et 9 Ces. C'est la solution pense t-il, pour mettre un terme à la carence observée actuellement.

Mais selon la répartition suivante concernant la commune de Libreville, soit : trois nouveaux collèges et un lycée à construire dans la zone de Melon pour suppléer et décongestionner le lycée public Obiang Etoughé de Sibang. Ajouter un lycée et un Ces dans la zone Est de Nzeng-Ayong. La zone Nord côté aéroport n'est pas en reste. Et la zone d'Owendo devrait avoir deux nouveaux lycées.

Pour l'USEG, la carence ainsi notée relève de la seule responsabilité des pouvoirs publics, en l'occurrence le ministère de l'Education nationale qui, selon lui, peine à consentir trois milliards environ de son consistant budget pour 2007 il s'élève à 84 milliards, 601 millions 7000F- pour régler définitivement cette problématique qui constitue l'autre goulot d'étranglement, sinon une douloureuse épine de plus sous le pied des nombreux parents d'élèves que nous sommes, car orienter un enfant de 11 ans ou 12 ans dans un établissement situé à Awoungou (côté Owendo) alors qu'il réside à Melon est simplement un acte confine à de la provocation, sinon à une brimade.

Cette situation constitue fort justement l'autre incongruité du ministère de l'Education nationale. Pourquoi ne pas revenir à la politique de proximité : un quartier un établissement qui avait été instaurée à l'époque par André Mba Obame alors ministre de l'Education nationale ? Pour mettre un terme au cafouillage.

 

Source : Journal L'Union Plus du 08/10/2007

 

 



   

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