FORUM SUR L'INVESTISSEMENT NON
PÉTROLIER/CEMAC
Douze
recommandations pour repartir du bon pied
Pour Alexandre Barro
Chambrier, les douze principales recommandations
de celle matrice permettront aux pays membres de
la Cemac de s'insérer harmonieusement dans le
commerce mondial.
AU bout de trois jours de
réflexion, les participants au Forum sur "'La
diversification et la promotion de
l'investissement non pétrolier en vue d'une
croissance forte et durable dans la Cemac'' ont
élaboré une matrice de douze recommandations.
Présentées comme essentielles, ces propositions
visent à promouvoir "une croissance forte,
durable, diversifiée et partagée" dans la
sous-région, souligne le document qui les
récapitule.
Pour le ministre délégué
auprès du ministre des Finances, Alexandre Barro
Chambrier, il est question, au regard de ces
suggestions, de "'relever les principaux défis
qui se posent à la Cemac et d'impulser une
véritable dynamique de diversification
économique en vue de réduire la pauvreté et de
combattre le chômage".
Le forum aura confirmé
l'ampleur des responsabilités qui échoient aux
pays de la sous-région dans la nouvelle donne
mondiale. Et "il convient de mettre en place un
mécanisme solide pour assurer la mise en oeuvre
et le suivi de la matrice des douze
recommandations issues de la rencontre"; a
déclaré le ministre délégué.
Ces recommandations,
notamment l'accélération des réformes
structurelles, la définition d'une stratégie
régionale de communication, la mise en oeuvre de
la libre circulation des biens, des personnes et
des capitaux y compris le passeport Cemac et la
matérialisation du projet Air Cemac, etc,
"s'adressent aux six Etats membres et aux
institutions de la sous-région"; a affirmé M.
Barro Chambrier.
Le ministre délégué a rappelé
aux participants que la possibilité de réaliser
un développement plus équilibré s'offre aux
Etats de la Cemac. A condition, "que nous
sachions agir sur notre histoire et peser sur
notre destin".
Pour y parvenir, le ministre
délégué souhaiterait que cela se fasse autour de
trois axes. Le premier point est relatif à la
nécessité de prendre en compte le contexte
actuellement favorable sur le marché des
matières premières. "Ce contexte doit, plus que
jamais, nous inciter à poursuivre, voire à
accélérer, l'assainissement des finances et
réaliser le désengagement effectif de l'Etat du
secteur productif pour mieux le dynamiser".
Le second axe a rapport à
l'obligation, qui est faite aux pays de la Cemac,
de développer les infrastructures et la
promotion des productions à forte valeur
ajoutée. "Ceci devrait assurer et permettre le
renforcement du commerce intracommunautaire et
garantir à terme, l'insertion harmonieuse
de nos économies dans le commerce mondial", a
affirmé M. Barro Chambrier.
L'amélioration du climat des
affaires et la formation des ressources
humaines, qui constitue le troisième point, "est
un préalable indispensable à attrait des
investisseurs".