Pour moi quoi…
AINSI donc, selon le
Premier quotidien gabonais d'information qui me
donne l'hospitalité depuis kala kala, l'audience
solennelle de rentrée judiciaire s'est déroulée
avant-hier au Palais de justice. C'était encore
une fois une occasion pour les hommes et femmes
en toges de nous égarer et nous "tuer'' avec
leurs discours pompeux, avec leurs envolées
lyriques abracadabrantesques à même de faire
douter un prisonnier. Chaque année, on
choisit un thème et on prend le temps de le
développer devant le présida du conseil
supérieur de la magistrature pour se donner
bonne conscience ou pour paraphraser un
magistrat habitué de ces lieux, pour faire du
folklore. Nous aussi pôvres Makaya, nous
constatons au quartier que tout ce que les
blablateurs du conseil supérieur de la
magistrature disent n'est autre que du pipeau.
Et pour cause, les mêmes maux qu'ils décrient à
cor et à cris, à gorge déployée comme disait
instit colon qui m â "surveillé" lors du passage
de l'examen du certificat d'études
indigènes reviennent chaque année avec beaucoup
plus d'acuité.
L'affairisme, le copinage
avec les Syro-Libanais, qui gagnent presque tous
leurs procès, même lorsque les preuves sont
accablantes, la légèreté dans le traitement des
affaires, la longue durée de la garde à: vue,
l'immixtion des politiques dans l'appareil
judiciaire entièrement embrigadé par eux et
restant à leur solde ont déjà été disséqués à
cette même tribune par les mêmes
intervenants. Aujourd'hui, les mêmes maux ne
trouvent point de remèdes. Au contraire, il
s'empire.. Donc les remèdes à ces maladies
sont ailleurs, pas dans des discours pompeux,
juste pour faire dans l'épate, avec des bottes
d'oseille pleines les poches. Allez...
Pour moi quoi...
… Makaya