ÉCLAIRAGE
Principaux enjeux de la diversification
Réduire la vulnérabilité de
l'économie aux aléas conjoncturels; Stabiliser
les recettes publiques. Partant, la
diversification peut être horizontale et/ou
verticale: en général, la diversification
horizontale vise l'émergence d'un nouveau
secteur d'activité, tandis que la
diversification verticale consiste à élargir la
gamme des produits fabriqués dans un même
secteur; Bien plus, la diversification de la
production répond à la loi des rendements
décroissants c'est-à-dire que la diversification
d'un portefeuille d'actifs réduit le risque,
mais le bénéfice marginal d'une accélération ou
d'un accroissement de la diversification est une
fonction décroissante du niveau courant du
portefeuille ou la répartition sectorielle de la
production. La diversification devient donc
contreproductive s'il faut dépouiller les
secteurs performants des ressources au profit de
nouveaux secteurs; par ailleurs, le gain attendu
de la diversification est plus accru si la
production dans le nouveau secteur n'est pas
parfaitement corrélée (et si possible, s'il est
négativement corrélé) à celle du reste de
l'économie, si celui-ci ne réalise pas de
performances louables. Ceci implique que la
diversification de la production ne correspond
pas seulement à une migration vers de nouveaux
secteurs, mais il s'agit de favoriser des
secteurs plus compétitifs que le reste de
(économie. C'est dire que la corrélation des
performances sectorielles revêt une importance
cruciale. Enfin, la diversification a un coût
important parce que le processus devient contre
productif s'il faut dépouiller les secteurs
performants des ressources au profit de nouveaux
secteurs. Il peut également exiger des
ressources supplémentaires.
La Compétitivité. La
compétitivité peut être définie comme la
capacité d'une économie de produire des biens et
services qui correspondent aux normes de qualité
et de prix des marchés internationaux, tout en
augmentant le niveau de vie de la population à
long terme et en maintenant un régime de
commerce international ouvert ou libre. La
compétitivité extérieure a toujours été au
centre des préoccupations des petites économies
ouvertes, et d'autant plus pour celles (comme la
CEMAC) qui bénéficient des ressources naturelles
dont les recettes en devises tendent à hausser
les prix des biens et facteurs intérieurs ("dutch
disease", ou syndrome hollandais), nuisant à la
capacité de produire d'autres biens et services;
Et comme fa bien signalé l'un des panélistes, la
mondialisation équivaut à une compétition où
toute monde se soumet aux mêmes règles de jeu.
Partant, il y a des mesures
de compétitivité macro-économique basées sur les
prix relatifs entre biens échangeables, biens et
facteurs intérieurs; es indicateurs de
compétitivité macro-économiques comme (évolution
des volumes des exportations non pétrolières, et
du commerce intra-zone, et les indicateurs du
climat des affaires et de bonne gouvernance.
Selon ces indicateurs, les économies de la zone
Cemac sont marquées par un déclin de leurs taux
de croissance. Pire, le climat des affaires
demeure contraignant. En effet, lancer et
développer des entreprises sur le continent
relève, pour l'homme d'affaires local comme pour
l'investisseur étranger, du parcours du
combattant, tant les procédures sont lourdes et
les tracasser les nombreuses.