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Le quotidien l'Union du 03 Octobre 2007

 

GRAND ANGLE

Intérêt réaffirmé au plus haut niveau

LE Fonds monétaire international (FMI) aura nouveau directeur général au début du mois de novembre 2007. Il s'agit de l'ancien ministre français de l'Économie et des Finances, le socialiste Dominique Strauss Kahn. Élu à l'unanimité la semaine dernière, il succédera à l'Espagnol Rodrigo de Rato, démissionnaire. Suite à cette élection, le chef de l'Etat a félicité le promu.

«A l'heure de la mondialisation, écrit Omar Bongo Ondimba, le continent africain est probablement celui qui a encore besoin d'être accompagné dans son long processus de décollage économique et social. L'attente des Africains est donc forte au moment où vous accédez à ce poste stratégique. Ayant eu à connaître les pays de la Zone Franc et singulièrement le Gabon où vous étiez venu comme membre du gouvernement, vous aurez, je le souhaite, le désir de renforcer et d'adapter les relations entre votre institution et l'ensemble des pays membres, à commencer par les États africains... »

Ce geste du président de la République est plein de symboles. En ce sens qu'il traduit, une fois de plus, l'intérêt e le "doyen" des chefs d'état africains, accorde au partenariat entre le FMI et le continent africain en général et le Gabon en particulier. Il y a lieu de reconnaître que l'importance que la plus haute autorité gabonaise accorde à cette institution de Bretton Woods va croissante depuis le début du millénaire. Notamment en 2004 avec une visite que le chef de l'?tut a effectué au siège de cet organisme financier international. Lequel se trouve à Washington aux États-Unis.

A cette occasion, notre pays signait d'ailleurs un accord stand-by avec ladite institution. Lequel venait après plusieurs mois voire des années de négociations. Il faut rappeler que depuis la si nature de cet accord le président Omar Bongo Ondimba n'a de cesse rappeler aux différents gouvernements gabonais la nécessité pour notre pays de soigner son partenariat avec le FMI. Et depuis lors il a pris sur lui de montrer l'exemple.

Dans ce cadre, on notera les deux visites qu'a effectuées, à Libreville le directeur général du Fonds sortant, M. Rodrigo de Rato, à l'invitation du chef de l'Etat. La première en 2004 et la secondé en janvier dernier. Au cours de ces séjours, le patron du FMI a meure eu des échanges directs avec les chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac).Chacun a pu exprimer clairement ses attentes du partenariat entre son pays et le Fonds monétaire international.

En ce qui concerne le Gabon proprement dit, on soulignera que le président Omar Bongo Ondimba a décidé d'impulser une nouvelle dynamique à la collaboration entre le FMI et le Gabon. Cela depuis l'obtention de l'accord de confirmation pour un programme de 14 mois. On se souviendra de ce que le numéro un gabonais lui-même ne ratait aucune occasion pour instruire le gouvernement sur la nécessité de poursuivre les réformes engagées dans le sens de ce programme qui courait jusqu'en 2005.

PARTENAIRE OBLIGÉ. C'est donc grâce à l'implication personnelle du chef de l'État que les experts du FMI avaient jugé que l'exécution du programme stand-by a été globalement satisfaisante. Une satisfaction qui a sans doute contribué à la conclusion d'un accord triennal en mai dernier.

En instruisant le gouvernement sur le prix qu'il attache aux réformes initiées en collaboration avec le Fonds, le chef de l'Etat veut amener les uns et les autres à comprendre que cette institution est un partenaire sûr et obligé susceptible d'aider le Gabon à remettre ses finances publiques sur une trajectoire irréversible de soutenabilité à long terme, à promouvoir la diversification de son économie, et accélérer les progrès vers la réduction de la pauvreté. L'un des objectifs cruciaux du présent programme pour lequel une mission du FMI séjourne actuellement à Libreville est de s'assurer que les dépenses publiques soient définies dans le budget et que la dette publique qui, par le passé, a représenté un lourd fardeau pour les finances publiques et a constitué un facteur de vulnérabilité financière, soit significativement réduite et gérée prudemment dans le futur...

L'un des avantages non négligeables du présent accord est d'avoir permis, comme souhaité par le chef de l'Etat, la négociation d'un traitement plus souple de notre dette extérieure. Et dans ce cadre, on rappellera qu'en juillet dernier le Gabon a obtenu du Club de Paris, le principe du paiement anticipé de sa dette extérieure. Ce qui permettra à notre pays d'aérer à court et moyen terme son budget d'investissement et ouvrir la voie au renforcement de la lutte contre la pauvreté chez nous.

En somme, les actes posés par le chef de l'Etat concernant le partenariat entre le Gabon et le FMI montrent à suffisance qu'il attache du prix à cette collaboration dans l'intérêt de notre pays. Il revient à chaque dépositaire de l'autorité de l'État d'en prendre conscience et de se comporter en conséquence.

Source : Journal L'Union Plus du 03/10/2007

 

 



   

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