SIX MOIS APRÈS L'ACCORD
TRIENNAL AVEC LE FMI
Le Gabon
soumis au premier contrôle du Fonds monétaire
international
Une délégation d'experts de
cette institution séjourne depuis quelques jours
dans la capitale pour évaluer les performances
gabonaises et discuter avec les autorités de
notre pays qui ont réaffirmé leur volonté ferme
de renforcer les relations avec le FMI.
LE Gabon est soumis depuis
quelques jours au premier contrôle du Fonds
monétaire international (FMI), six mois après la
signature le 7 mai 2007 à Washington DC, de
l'accord triennal destiné à soutenir le
programme économique de notre pays.
Ce contrôle, appelé encore,
première revue dans le jargon en cours au sein
de cette institution financière multilatérale,
est effectué par les experts de cette
institution financière multilatérale, conduits
par Cyrile Briançon, dans le but d'évaluer les
performances obtenues depuis la conclusion du
programme de trois ans à la suite de longues et
difficiles négociations ayant nécessité le fort
et déterminant engagement du président gabonais,
Omar Bongo Ondimba.
De sérieuses discussions sont
effectivement engagées par ces experts entourés
des techniciens gabonais suivant le dossier du
FMI, et les administrations publiques, Régies
financières et autres directions des
départements ministériels impliqués dans la
gestion du programme, sur la mise en oeuvre des
mesures énoncées et les engagements souscrits
par le gouvernement dans le cadre de l'accord de
confirmation de 2007 -2010.
Il s'agit naturellement
d'apprécier le niveau de réalisation du
programme, mais également d'évaluer les efforts
de restructuration de l'économie vue de préparer
l'après-pétrole, d'ajustement budgétaire en
évitant les dérapages pouvant sérieusement les
remettre en cause, augmenter la qualité et
l'efficacité des dépenses publiques. Un contrôle
très important pour les autorités gabonaises
qui, après avoir récemment encore au plus haut
niveau de l' Etat réitéré leur détermination â
poursuivre sur la voie des efforts, ont
l'occasion de faire la démonstration de leur
sérieux en respectant leurs engagements. Cela
d'autant plus qu'après les souvenirs douloureux
du programme de 16 mois signe en 2000 et les
échecs de cinq revues sur six prévues, les
autorités gabonaises, singulièrement du
ministère de l' Economie et des Finances, ne
veulent manifestement plus revivre cette
expérience ayant amené le FMI à tourner le dos
au Gabon. Cette fois-ci, l'appel à une prise de
conscience et à plus d'efforts dans la gestion
des deniers publics en vue de la bonne
gouvernante est permanent.
MESURES • Pour bien
marquer sa détermination, le gouvernement a mis
en oeuvre, au cours de l'année 2006 et début
2007, des mesures préalables à l'acceptation par
le Fonds monétaire international de soutenir le
programme économique élaboré, en se basant sur
le document de stratégie de la croissance et de
réduction de la pauvreté. Notamment la
privatisation de Gabon Télécom cédée à majorité
à un investisseur privé étranger, le retour aux
Domaines de plusieurs permis forestiers, le
relèvement du prix du carburant à la pompe, etc.
Il se devait de prendre d'autres mesures tout
aussi importantes que les précédentes.
C'est effectivement ce qu'il
a fait dans le cadre de cette première revue,
puisqu'il a entamé, concernant la lutte contre
l'enrichissement illicite, la publication des
noms des agents de l' Etat n'ayant pas satisfait
à l'obligation de soumettre leur déclaration de
fortune à la Commission de lutte contre la
corruption. Il a adopté lors d'un précédent
Conseil des ministres, le nouveau Code général
des Impôts incorporant toutes les modifications
faites préalablement. De même qu'il a- procédé à
des publications sur les sites Internet du
ministère des Finances, des informations sur les
collectifs budgétaires 2004, 2005, 2006, les
rapports de la Cour des Comptes sur l'exécution
du budget 2003 et 2004, les rapports d'audit des
fêtes tournantes et des arriérés du Fonds
d'entretien routier (FER) et autres documents.
D'autres actions ont été initiées depuis
quelques mois au niveau du Trésor public dans
l'optique de l'allègement du procédures de
paiement qui passent de 90 à 60 jours, avec leur
publication sur le site de cette direction
générale des. Finances publiques.
D'ici la fin de cette année,
donc les trois restants, le gouvernement
gabonais doit présenter au Parlement une loi de
finances qui inclut dans le rapport économique
et financier des synthèses sur les réalisations
budgétaires pour 2005-2006 et des estimations
pour 2007. Il est clair qu'au cours de cette
revue due leste autorités gabonaises des
Finances, de la Planification et les experts du
FMI, s'accorderont sur la nomenclature du texte
regroupant les comptes et les recettes de l'Etat
pour l'année prochaine. Un texte attendu avant
décembre prochain au Parlement en vue de son
examen et adoption. A la suite des premiers
ajustements opérés dans le collectif budgétaire
2007, l'on devrait s'attendre à plus de moyens
destinés à l'investissement et un peu moins de
légèreté dans les dotations destinées à d'autres
chapitres.