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Le quotidien l'Union du 03 Octobre 2007

 

SIX MOIS APRÈS L'ACCORD TRIENNAL AVEC LE FMI

Le Gabon soumis au premier contrôle du Fonds monétaire international

Une délégation d'experts de cette institution séjourne depuis quelques jours dans la capitale pour évaluer les performances gabonaises et discuter avec les autorités de notre pays qui ont réaffirmé leur volonté ferme de renforcer les relations avec le FMI.

LE Gabon est soumis depuis quelques jours au premier contrôle du Fonds monétaire international (FMI), six mois après la signature le 7 mai 2007 à Washington DC, de l'accord triennal destiné à soutenir le programme économique de notre pays.

Ce contrôle, appelé encore, première revue dans le jargon en cours au sein de cette institution financière multilatérale, est effectué par les experts de cette institution financière multilatérale, conduits par Cyrile Briançon, dans le but d'évaluer les performances obtenues depuis la conclusion du programme de trois ans à la suite de longues et difficiles négociations ayant nécessité le fort et déterminant engagement du président gabonais, Omar Bongo Ondimba.

De sérieuses discussions sont effectivement engagées par ces experts entourés des techniciens gabonais suivant le dossier du FMI, et les administrations publiques, Régies financières et autres directions des départements ministériels impliqués dans la gestion du programme, sur la mise en oeuvre des mesures énoncées et les engagements souscrits par le gouvernement dans le cadre de l'accord de confirmation de 2007 -2010.

Il s'agit naturellement d'apprécier le niveau de réalisation du programme, mais également d'évaluer les efforts de restructuration de l'économie vue de préparer l'après-pétrole, d'ajustement budgétaire en évitant les dérapages pouvant sérieusement les remettre en cause, augmenter la qualité et l'efficacité des dépenses publiques. Un contrôle très important pour les autorités gabonaises qui, après avoir récemment encore au plus haut niveau de l' Etat réitéré leur détermination â poursuivre sur la voie des efforts, ont l'occasion de faire la démonstration de leur sérieux en respectant leurs engagements. Cela d'autant plus qu'après les souvenirs douloureux du programme de 16 mois signe en 2000 et les échecs de cinq revues sur six prévues, les autorités gabonaises, singulièrement du ministère de l' Economie et des Finances, ne veulent manifestement plus revivre cette expérience ayant amené le FMI à tourner le dos au Gabon. Cette fois-ci, l'appel à une prise de conscience et à plus d'efforts dans la gestion des deniers publics en vue de la bonne gouvernante est permanent.

MESURES • Pour bien marquer sa détermination, le gouvernement a mis en oeuvre, au cours de l'année 2006 et début 2007, des mesures préalables à l'acceptation par le Fonds monétaire international de soutenir le programme économique élaboré, en se basant sur le document de stratégie de la croissance et de réduction de la pauvreté. Notamment la privatisation de Gabon Télécom cédée à majorité à un investisseur privé étranger, le retour aux Domaines de plusieurs permis forestiers, le relèvement du prix du carburant à la pompe, etc. Il se devait de prendre d'autres mesures tout aussi importantes que les précédentes.

C'est effectivement ce qu'il a fait dans le cadre de cette première revue, puisqu'il a entamé, concernant la lutte contre l'enrichissement illicite, la publication des noms des agents de l' Etat n'ayant pas satisfait à l'obligation de soumettre leur déclaration de fortune à la Commission de lutte contre la corruption. Il a adopté lors d'un précédent Conseil des ministres, le nouveau Code général des Impôts incorporant toutes les modifications faites préalablement. De même qu'il a- procédé à des publications sur les sites Internet du ministère des Finances, des informations sur les collectifs budgétaires 2004, 2005, 2006, les rapports de la Cour des Comptes sur l'exécution du budget 2003 et 2004, les rapports d'audit des fêtes tournantes et des arriérés du Fonds d'entretien routier (FER) et autres documents. D'autres actions ont été initiées depuis quelques mois au niveau du Trésor public dans l'optique de l'allègement du procédures de paiement qui passent de 90 à 60 jours, avec leur publication sur le site de cette direction générale des. Finances publiques.

D'ici la fin de cette année, donc les trois restants, le gouvernement gabonais doit présenter au Parlement une loi de finances qui inclut dans le rapport économique et financier des synthèses sur les réalisations budgétaires pour 2005-2006 et des estimations pour 2007. Il est clair qu'au cours de cette revue due leste autorités gabonaises des Finances, de la Planification et les experts du FMI, s'accorderont sur la nomenclature du texte regroupant les comptes et les recettes de l'Etat pour l'année prochaine. Un texte attendu avant décembre prochain au Parlement en vue de son examen et adoption. A la suite des premiers ajustements opérés dans le collectif budgétaire 2007, l'on devrait s'attendre à plus de moyens destinés à l'investissement et un peu moins de légèreté dans les dotations destinées à d'autres chapitres.

Source : Journal L'Union Plus du 03/10/2007

 

 



   

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