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Le quotidien l'Union du 02 Octobre 2007

 

FAIT DIVERS

Il tue son oncle d'un coup de calibre 12

Se fiant aux accusations d'un "nganga"; sieur Boussougou Augustin a envoyé ad patres son parent Jean-Pierre Nzouba à l'aide d'un fusil de chasse volé à son patron.

LE village Kerry situé à 22 km de Lambaréné, sur la route de Fougamou, a récemment vécu une scène digne d'un filmd'horreur. Un des natifs de l'agglomération, sieur Augustin Boussougou a, froidement, mis fin aux jours de son oncle Jean-Pierre Nzouba à l'aide d'un fusil calibre 12. L'assassin, 44 ans, atteint d'un pied-bot, aurait été poussé au crime par les accusations d'un nganga qui attribuait à son oncle les pratiques maléfiques sur la personne de son neveu.

Après son forfait, le criminel aurait menacé le reste des villageois en promettant de réserver le même sort que celui subi par son défunt oncle à quiconque tenterait de le rattraper dans la brousse où il est allé se réfugier avec son arme.

Mais, c'était sans compter avec la bravoure et la détermination des gendarmes basés à Lambaréné qui, à la suite de l'ordre donné par le commandant Maud Kan chef de la compagnie de la gendarmerie du Moyen-Ogooué, se sont lances a la poursuite du fugitif, aidés en par certains villageois comme guides, et lui ont finalement mis la main au collet, à quelques encablures du village, après une battue systématique. L'arrestation a eu lieu au petit matin. L'homme dormait à poings fermés. Epuisé sans nul par une longue nuit de veille. Réveillé en sursaut, il n'a pu esquisser le moindre geste de défense sur le gros tronc d'arbre où il s'était dormi, avec son fusil chargé à côté de lui. Le "petit Mambo", comme l'ont surnommé certains, portait également, dissimulées dans sa culotte, deux armes blanches.

Ramené au poste de gendarmerie, Augustin Boussougou, de coutume mitshogo, célibataire,manoeuvre au chantier forestier Charbonnier Didier au village Kerry n'a pas tardé à passer aux aveux. "Depuis un certain temps, je ne -me sentais pas bien dans ma peau. Je suis donc allé consulter un tradipraticien du village, sieur J1JKombé, qui m'a assuré ,,que mon sort est entre les mains de mes deux oncles gui m'ont fait traverser l'arc-en-ciel et m'ont lancé un mauvais sort. Il fallait donc laver le corps en faisant une cérémonie rituelle avec tout ce que cela comporte comme dépenses ,(argent, boisson, poule blanche...)" a t-il déclaré.

Et de poursuivre "Avant de prendre congé du nganga, il m'a aussi révélé que l'un de mes oncles convoitait ma femme et lui proposait de sortir avec lui parce qu'il a des attributs plus volumineux que les miens et q'une fois qu'elle y aurait goûté, elle m'abandonnerait pour lui. Tout ceci m'a troublé et après réflexion, de retour à la maison j'ai demandé à mes oncles Antoine Ndimbirit et Jean-Pierre Nzouba ce qu'ils pensaient des révélations du tradipraticien. Et mon état de santé ne s'améliorait toujours pas."

"Du temps a passé et un jour j'ai décidé d'en finir avec eux et de me donner après la mort. C'est ainsi que j'ai volé le calibre 12 de mon patron avec les munitions en son absence et j'ai foncé chez mon oncle Antoine Ndimbirit. En me voyant arriver avec l'arme à la main, il a pris la fuite. Voyant cela Je me suis dirigé chez le deuxième oncle Nzouba que j'ai abattu, car il n'a pas eu le temps de fuir comme l'autre." a conclu l'assassin.

Convoqué et ramené à la gendarmerie, le nganga incriminé, JB Kombé, a reconnu avoir consulté le criminel. Il a également reconnu avoir dit à son "patient" qu'il a traversé la corde et l'arc-en-ciel et que l'un de ses oncles a convoité sa femme.

Sieur Augustin Boussougou et son complice seront présentés au parquet pour répondre du crime odieux qui leur est reproché, car, nul n'a le droit de mettre fin à la vie d'un autre homme. Surtout à la suite des accusations non fondées d'un nganga.

Source : Journal L'Union Plus du 02/10/2007

 

 



   

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