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Le quotidien l'Union du 02 Octobre 2007

 

FORUM SUR L'INVESTISSEMENT NON PÉTROLIER

La Cemac ne veut plus dépendre des matières premières

Pour y parvenir, les pouvoirs publics de la sous-région souhaitent faire de l'investissement privé, un des moteurs de la diversification économique

LE ministre d'Etat, ministre de l'Economie, des Finances, Paul Toungui, a estimé hier, lors de la cérémonie d'ouverture du Forum sur "La diversification et la promotion de l'investissement non pétrolier en vue d'une croissance forte et durable dans la Cemac'", que cet événement arrivait "à point nommé pour tirer les enseignements du passé et explorer les voies et moyens d'une diversification réussie de nos économies respectives".

La problématique de la diversification des économies de la sous-région étant au centre des préoccupations des pouvoirs publics, il convenait de faire le oint sur ces "expériences de diversification (qui) ont connu plusieurs formes (substitution d'importations, promotion des exportations, opérations de privatisation, etc)". Mal ré les avancées comme l'industrialisation de filières telles que le bois, "dans l'ensemble, force est de constater que beaucoup reste à faire pour desserrer les contraintes qui entravent l'essor de l'investissement privé", les performances des membres de la Cemac "étant encore fortement tributaires de quelques matières premières" dont le pétrole brut, le manganèse et e bois, a reconnu M. Toungui.

Cette dépendance conjuguée aux cours sur les marchés internationaux, rend incertain le niveau des ressources disponibles et perturbe la polit que budgétaire de chaque Etat. "A titre d'exemple, la situation macroéconomique du Gabon en 2006, a fait ressortir un net ralentissement de l'activité économique, imputable pour l'essentiel à la contraction de 10,5 % de la production pétrolière", a expliqué le ministre des Finances.

De plus, l'ascendance du pétrole sur les autres secteurs "est également observée au niveau des investissements productifs"; a avancé le gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembe. Ainsi, "l'investissement pétrolier a représenté 37,4 % de l'investissement global et 49,4 % des investissements privés de la sous-region", a-t-il indiqué.

Et pour éviter que le Gabon demeure tributaire des matières premières, le chef de l'Etat, tout en souhaitant la diversification des activités économiques, "met tout en oeuvre pour garantir des conditions favorables aux investissements (privés), en s'engageant dans la promotion de la paix, la démocratie, l'Etat de droit et bonne gouvernance ; a déclaré M. Toungui.

Bien que le FMI ait approuvé, le 7 mai 2007, un programme économique et financier de trois ans (2007-2010) et que le Gabon ait obtenu, le 18 juillet dernier, du Club de Paris (dans le cadre de la stratégie de désendettement et de sortie du Club de Paris) un accord de principe relatif au rachat de sa dette, les pouvoirs publics entendent s'appuyer sur la restructuration des entreprises publiques, l'amélioration du cadre réglementaire et de l'environnement du secteur financier, la promotion et le développement de la microfinance.

Le gouverneur de la BEAC a affirmé que la diversification touche aussi la sphère financière, "champ d'application de la poli6quemonétairede la Banque centrale commune-. Pour cette raison, la BEAC a initié la modernisation du système financier. Elle a accompagné l'élaboration par la COBAC, d'une réglementation prudente et adaptée à l'activité de la micro-finance, instruit le projet d'émission des titres publics, engagé la réforme des systèmes et moyens de paiement et mis en place, la Bourse régionale des valeurs mobilières.

Source : Journal L'Union Plus du 02/10/2007

 

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
Moi Makaya, je n'arrive pas à comprendre la propension qu'à la dame de la