Pour moi quoi...
CONNAISSEZ-VOUS, mes chers
frères Makaya abonnés au café misère, le
syndrome de la tartine beurrée ? Eh bien, c'est
simple quoique vous fassiez, elle retombe
toujours du mauvais côté, celui qui n'est pas
recouvert par le beurre, quoi. Pourquoi je parle
de ça, que vous allez me demander ? A cause de
cette info que j'ai découverte avant hier à la
"une" de mon Premier grand quotidien,
c'est-à-dire l'augmentation, à partir de la
prochaine "leslature"; du nombre de signataires
(sénateurs, toi aussi !).
D'accord, mais qu'est-ce que
le syndrome de la tartine beurre vient chercher
là-dedans, que vous allez poursuivre ? Là aussi,
c'est simple : les auteurs de la proposition de
loi auront beau donner toutes les raisons qu'ils
veulent, assurer qu'ils travaillent aussi, à
travers l'adoption d'autres textes, pour le
petit peuple qu'ils sont censés représenter,
nous au quartier; on ne manquera pas de noter
qu'une fois de plus, les politiques savent
s'occuper d'eux-mêmes.
Certes, il n'est cette fois
question ni de leurs salaires, ni de leurs
retraites (de ce côté-là, c'est bétonné depuis
longtemps et cela a de quoi laisser perplexe).
Mais des élus en plus, c'est du "miang" en plus,
pas moins de cent cinquante millions de dôlès
par an, rien qu'en salaires. À Atsibe-Ntsos,
Kingston, Akébé, Ossengué, Bambouchine, on se
dit qu'on aurait pu tout aussi bien affecter ces
ifouras là à autre chose, quoi.
Il faut aussi se demander si
à l'heure où les mêmes habitants de ces
quartiers et d'ailleurs désertent es urnes, des
initiatives parlementaires comme celle-là sont
de nature à les y ramener. Les signataires (sé-na-teurs,
que, diable !), ceux qui s'ajoutent comme les
anciens, n'ont peut-être pas à s'en faire,
puisque le vote en ce qui les concerne est
indirect. Mais c'est presque agiter le chiffon
rouge au nez de ceux qui dans un premier temps,
élisent ces conseillers et ces dépités (députés,
toi aussi !) appelés à devenir de grands
électeurs.
Quelle histoire !
... Makaya