RÉGULATION DES MÉDIAS
Misamu
autorisé à paraître de nouveau
C'est l'une des décisions de
la dernière séance plénière du Conseil national
de la communication (CNC) dont nous publions ici
le communiqué final.
(. . .) Les membres du
Conseil ont adopté deux projets de décisions.
L'une fixant les obligations des médias privés
tirant la campagne à venir pour les élections
des conseillers municipaux et départementaux.
L'autre fixant la répartition du temps d'antenne
et d'espace d'insertion dans les médias publics
pendant la campagne pour ces mêmes élections.
Le Conseil s'est ensuite
penché sur les saisines du ministre d'Etat,
chargé de l'Enseignement technique, contre le
journal le "Patriote", ainsi que celle du maire
d'Owendo contre la publication la "Démocratie".
En ce qui concerne la
première, le journal "Le Patriote" fait le procè
du ministre d'Etat, le Pr Pierre André Kombila
en l'accusant d'avoir détourné à ses fins
propres, quinze milliards de FCFA qui avaient
été alloués par la BAD pour les réalisations du
projet éducation III. Il met en doute
l'affirmation du ministre d'Etat sur le niveau
d'avancement des travaux et sur les dépenses en
équipement et en formation réalisés pour
l'accomplissement dudit projet, sans apporter la
moindre preuve.
Pour les membres du Conseil,
il s'agit là d'accusations graves, qui portent
atteinte à l'honneur et à la considération de
cette haute personnalité.
Cet acte de diffamation et
d'outrage envers une autorité de la République,
commis par voie de presse, est puni par les
articles 248 et 286 du Code Pénal.
En plus, le journal, par ses
écrits, viole les articles suivants du Code de
la Communication:
- Article 6 : au terme duquel
"Le professionnel de la
Communication doit respecter la dignité humaine,
veillera la préservation de l'équilibre moral et
intellectuel et l'intégrité physique des
citoyens";
- Article 31: au sujet duquel
le journaliste , auteur de cet article, n'a pas
respecté le droit à la présomption d'innocence
dont bénéficie tout citoyen.
Nonobstant le droit du
ministre d'Etat en charge de l'Enseignement
d'ester en justice contre le journal incriminé
le Conseil souligne avec force, le caractère
diffamatoire de cet article et enjoint son
rédacteur d'apporter sous huitaine les preuves
de ces allégations.
Pour sa part, le maire d'Owendo,
Madame Romaine Amvoula, a saisi le Conseil
national de la communication pour se plaindre
d'un article qu'elle considère diffamatoire
publié par le journal "La Démocratie", dans son
édition du vendredi 12 octobre 2007.
En effet, ce journal, sur un
ton de passion et de règlement de compte,
s'insurge contre la personne du premier citoyen
d'Owendo, pour avoir licencié un agent de la
municipalité.
Le rédacteur de cet article
se met ainsi en porte-à-faux avec la déontologie
journalistique telle qu'énoncée au chapitre 3 du
Code de la Communication.
La plainte de Madame Amvoula
est de ce fait justifiée. Et comme si lé journal
reconnaissait son tort et voulait s'amender, il
lui présente des excuses, dans une mise au point
intitulée "affaire Noëlle Perrine Pemengoye/maire
d'Owendo".
Ainsi considérées, ses
excuses ne changent en rien l'autre infraction
qui pèse sur ledit journal à savoir, la non
publication du Droit de réponse de Madame
Amvoula. Aussi le CNC, fait-il obligation au
journal Démocratie de publier dans sa prochaine
édition le Droit de réponse du maire d'Owendo, à
la même place, dans les mêmes caractères que
l'article incriminé et sans aucune altération
Enfin, s'agissant du journal
Misamu, le Conseil national de la communication
lève la mesure de suspension provisoire qui
frappait ce périodique depuis septembre 2003.
Le tribunal ayant tranché le
litige qui opposait l'Abbé Noël Ngwa Nguema à
Monsieur Nzoghe Nguema sur la légitimité de ce
journal. Misamu peut donc paraître à nouveau
sous la responsabilité de Monsieur Nzoghe Nguema.