7E ART
Le film
documentaire en escale à Libreville dès ce soir
Au programme de la
manifestation, une belle brochette d'activités
constituées de rencontres avec les cinéastes
invités, tables rondes, exposition de
photographies et présentation des trois auteurs
des projets documentaires retenus par le Cenaci.
POUR la deuxième année
consécutive, le festival "Escales documentaires
de Libreville" ouvre ses portes solennellement
ce soir au Centre culturel français (CCF)
Saint-Exupéry de Libreville. Et ce jusqu'au 1er
décembre prochain.
Un cocktail d'ouverture, la
projection du documentaire "Le malentendu
colonial" du cinéaste camerounais Jean-Marie
Teno et la présentation des auteurs des trois
projets de documentaires retenus par le Centre
national du cinéma gabonais (Cenaci) seront les
principales attractions de la soirée
d'ouverture.
Pour cette seconde édition,
un programme d'activités a été mis en place,
notamment des rencontres avec des cinéastes
invités tels que Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie),
Laurence Attali (France), Otismane William Mbaye
(Séné al), Jean-Marie Teno et Basse ba Kobhio
(Cameroun).
Dans le même ordre d'idées,
des tables rondes et une exposition de près de
quarante photographies de l'agence Afrikimages
de notre compatriote Désirey Minkoh seront
organisées.
Au cours d'une conférence de
presse mardi matin, Guy Lacroix, directeur
général du CCF - entouré de son animatrice
culturelle, Marie Lusteau, et de Roland Duboze,
directeur général adjoint du Cenaci - a indiqué
que l'une des particularités de cette année est
l'accent mis sur le travail de restitution de la
mémoire. "La mémoire d'une communauté, d'un
pays ou d'un continent est leur véritable âme.
Elle sert à les situer dans l'histoire et
à établir des repères"; a-t-il dit.
Pour cela, des documentaires
seront proposés dans ce sens. A savoir "Cuba,
une odyssée africaine" de Jihan El Tahri,
qui édifie l'opinion internationale sur tout un
pan de l'histoire africaine; "Les Beys de
Tunis, une monarchie dans la tourmente
coloniale" de Mahmoud Ben Mahmoud, qui
retrace les pages prestigieuses de la dynastie
des Beys qui régnèrent sur la Tunisie pendant
deux siècles et demi.
A voir aussi, "Le beurre
et l'argent du beurre" de Philippe Baqué et
Alidou Badini qui remonte les différentes
filières de production et distribution du beurre
de karité au Burkina-Faso, et montre que ce
commerce n'est pas aussi équitable que cela.
S'agissant des trois projets
de documentaires dont les auteurs vont être
connus ce soir, Roland Duboze a déclaré qu'ils
bénéficieront d'un atelier d'écriture animé par
Jean-Marie Teno, puis leurs projets seront
produits en 2008 par le Cenaci. Ensuite, un
autre appel à projets de documentaires sera
lancé pour la prochaine édition.
Les élèves et les étudiants
ne sont pas mis en marge au cours de ce
festival, a annoncé Marie Lusteau. Non seulement
l'accès aux salles de projection leur sera
gratuite sur présentation de leur carte scolaire
ou étudiante, mais aussi des séances de
projection leur seront essentiellement
consacrées, avec des programmes adaptés à leur
niveau.
Notons que le documentaire
sert, certes, à informer et à retracer
l'histoire d'un peuple, mais il est aussi un
instrument utile pour conscientiser les jeunes.
i.