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Le quotidien l'Union du 22 Novembre 2007

 

GABON-CLUB DE PARIS

Paiement anticipé de la dette gabonaise

L'Assemblée nationale soutient l'opération

Au cours d'une séance plénière tenue dernièrement au palais Léon Mba, Guy Nzouba Ndama et les siens ont adopté un texte de loi dans ce sens. Celui-ci y avait été présenté et défendu quelques jours plus tôt par le ministre d'État en charge des Finances, Paul Toungui.

LE Gabon maintient toujours intacte sa volonté de payer par anticipation sa dette au niveau du Club de Paris. Dernièrement encore, après le Conseil des ministres qui a adopté deux projets de lois dans ce sens, les députés lui ont emboîté le pas. Au cours d'une séance plénière tenue au palais Léon Mba, Guy Nzouba Ndama et ses collègues ont adopté les textes de loi autorisant le gouvernement à contracter deux emprunts obligataires. Respectivement sur le marché des capitaux de la zone Cémac (100 milliards de F CFA) et sur le marché international des capitaux (1 milliard de dollars US).

La séance plénière des élus est intervenue quelques jours après l'audition du ministre d'Etat en charge de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui par les élus membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique. À cette occasion, le patron des Finances avait, dans son propos liminaire, indiqué que le gouvernement poursuit depuis plusieurs années une politique « ferme et déterminée» d'assainissement de gestion plus performante des finances publiques. Et de nombreuses mesures ont été pries afin d'améliorer la soutenabilité de la dette publique. Il en est de même dé la mise en place du "Club de Libreville" . Lequel a permis une « gestion partagée, transparente et efficiente de la dette publique interne ».

Dans cette perspective, le gouvernement a déposé une requête de rachat anticipé de sa dette auprès du Club de Paris moyennant une décote de 33%. «Cette démarche, a expliqué M. Toungui, permettra à notre pays de mettre un frein aux rééchelonnement incessants et à terme d'alléger ainsi le poids de la dette de l'Etat aggravé par de multiples rééchelonnements».

Le ministre d'État a par ailleurs précisé que le Club de Paris a accepté le principe du rachat anticipé, mais à hauteur de 15%, suite à l'implication personnelle du chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, et de son intervention auprès des autorités françaises et certains membres dudit Club. La France a accordé une annulation supplémentaire de 5% à travers le mécanisme de "conversion annulation".

Paul Toungui a relevé que les pays membres du Club de Pans ayant accepté de participer à l'opération qui représente 86% de l'encours dé la dette de l'État. Ce qui équivaut à une somme de 1 milliard cinq cent millions de dollars US que notre pays doit mobiliser pour éteindre l'encours considéré.

« Par conséquent, a souligné l'hôte des députés, l'État gabonais devrait financer partiellement cette opération sur fonds propres pourpres de30bmillions de dollars US, et pour une autre partie en recourant à un emprunt obligataire sur le marché international des capitaux pour un montant de 1 milliard dollars US d'une part, et sur le marché des capitaux de la zone Cémac pour un montant de deux cent millions de dollars US d'autre part. ».

Au cours du débat qui a suivi, les préoccupations des députés ont tourné entre autres autour du choix du traitement de la dette des créanciers membres du Club de Paris et non celle du Club de Londres, l'importance accrue de la dette multilatérale de l'État, etc.

INSUFFISANCES. Dans ses réponses, le ministre d'État a fait remarquer que la dette du Gabon auprès des créanciers membres du Club de Paris découle des propres insuffisances gabonaises dont la conséquence a toujours été les multiples rééchelonnements de celle-ci auprès dudit Club. Il a ensuite mentionné que les engagements de l'État vis-à-vis du Club de Paris courent jusqu'en 2019.

Voilà pourquoi, pour éviter les rééchelonnements répétitifs ayant pour conséquence l'alourdissement de la dette de l'État, le gouvernement a sollicité un rachat anticipé pour 33%. Dans cette démarche, la France, pour des raisons politiques, a accepté d'accompagner l'opération moyennant une décote de 20%, après un consensus fait autour d'une décote de 15% pour l'ensemble des créanciers. Quant aux 5% restants, la Fiancé a estimé qu'ils serviraient à la reconversion pour la protection de l'environnement dans le secteur forestier.

S'agissant de la dette contractée auprès du Club de Londres, Paul Toungui a dit que celle-ci était complètement épongée. Et en ce qui concerne la dette multilatérale, il a rappelé son importance, Elle permet à l'État de réaliser les infrastructures de développement. « Depuis 2004, a ajouté le patron des Finances, le Gabon bénéficie de conditions acceptables de prêt ».

Au terme de l'examen du texte, l'Assemblée nationale a donc autorisé le gouvernement à réaliser cette opération salutaire, en ce sens qu'elle permettra au Gabon d'aérer son budget.

Rappelons que dernièrement, en marge de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) à Washington DC, le ministre d'État Toungui avait déjà eu des séances de travail avec certains groupes de Banque dans la perspective de ces emprunts obligataires. Notamment Citibank et JPMorgan.

Source : Journal L'Union Plus du 22/11/2007

 

 



   

PARLEMENT
Sénat : de 91 à 102 membres

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7E ART
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