REACTION
"Notre
intervention chirurgicale a permis d'épargner la
vie de Sarah,qui était désespérée"
Affirmation du Pr Paul-Marie
louembet, qui a répondu aux accusations portées
sur sa personne et son confrère Jean Koumba, par
les parents de l'enfant (lire ci-dessus).
ACCUSÉ par les parents de
Sarah d'être à l'origine de la paralysie des
deux membres inférieurs de leur enfant, survenu
il y a 8 ans, le professeur Paul-Marie Louembet,
qui avait opéré cette enfant à l'âge de 7 ans, a
réagi en affirmant que son intervention
chirurgicale avait consisté "à mettre hors de
danger la vie de la petite Sarah qui était
devenue très désespérante".
A l'aide d'explications très
techniques, le Pr Louembet a indique quel genre
d'opération il avait effectué sur la petite, un
mal qui remontait un an avant l'intervention.
Selon lui, la fillette souffrait "d'un
traumatisme du rachis thoracique(dorsal)par
chute sur le dos sur un terrain accidenté
(cailloux). Il en est résulté une douleur
vive sans, initialement, trouble
neurologique.
Malgré cette douleur dorsale
vive, la fillette ne sera amenée en
consultation pour la première fois chez le
Docteur jean Koumba (service de rééducation de
la Fondation Jeanne Ebori) qu'un an après
le traumatisme. Soit le 26 juin 1998,
en raison d'une aggravation de la
symptomatologie avec douleur thoracique
compliquée d'une paraparésie prédominant à
gauche et d'installation progressive".
Hospitalisée dans le service
de rééducation fonctionnelle le même jour, pour
investigations, "l'examen clinique à l'admission
a montré une paraparésie spastique dense
prédominant à gauche, de sorte que la marche
n'était possible qu'avec aide. Les clichés
standard du radis dorsal ont mis en évidence une
luxation T4-T5, une lyse du corps de T4
associée à une tuméfaction des parties
molles sous-jacentes"; a-t-il poursuivi.
Et le neurochirurgien
d'ajouter: "l'installation d'une paraplégie
flasque avec niveau sensitif T4-T5,
constatée le 6 juillet 1998, a
justifié une myélographie en urgence
qui a révélé un blocage complet en regard
de T4-T5. Compte tenu de l'âge de la
patiente et du blocage complet à la
amyélographie par luxation T4-T5 ancienne
consolidée en position vicieuse
associée à un processus infectieux probable
en T4, il est décidé, après discussion avec
la famille de l'enfant,
d'intervenir, pour décomprimer la moelle et
préciser l'étiologie de la lyse de T4
associée à une réaction inflammatoire".Tout
ceci, ajoute le médecin, pour garantir une
meilleure prise en charge thérapeutique, (tant
du point de vue médical qu'orthopédique) et
mettre la patiente dans les conditions optimales
d'une récupération neurologique éventuelle,
indique-t-il.
Répondant à certaines
questions posées par les parents de la victime
lors de la conférence de presse, le professeur
Louembet, à indiqué 'il n'entreprend jamais
d'intervention chirurgicale avant d'avoir
consulté les parents du patient. Et d'ajouter
que pour le cas de Sarah, l'intervention qui
s'imposait avait pour véritable motivation
de mettre hors de danger la vie d'une innocente
dont l'espoir de vie ne tenait qu'à un bout
de fil. Tant les parents avaient négligé de
prendre soin de l'enfant un an
auparavant".
Au sujet du dossier médical
de l'enfant qui aurait été refusé aux parents,
le conférencier a indiqué que celui-ci avait été
transmis dans les délais à l'avocat qui,
semble-t-il, serait celui des deux parties, et
que pour l'évacuation de l'enfant, "Le résumé
médical devant accompagner le malade, comme
cela se fait pour toutes les évacuations,
a bel et bien été rédigé en langue anglaise pour
faciliter la compréhension des
confrères de l'Afrique du Sud où l'enfant
devrait être évacué".