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Le quotidien l'Union du 20 Novembre 2007

 

REACTION

"Notre intervention chirurgicale a permis d'épargner la vie de Sarah,qui était désespérée"

Affirmation du Pr Paul-Marie louembet, qui a répondu aux accusations portées sur sa personne et son confrère Jean Koumba, par les parents de l'enfant (lire ci-dessus).

ACCUSÉ par les parents de Sarah d'être à l'origine de la paralysie des deux membres inférieurs de leur enfant, survenu il y a 8 ans, le professeur Paul-Marie Louembet, qui avait opéré cette enfant à l'âge de 7 ans, a réagi en affirmant que son intervention chirurgicale avait consisté "à mettre hors de danger la vie de la petite Sarah qui était devenue très désespérante".

A l'aide d'explications très techniques, le Pr Louembet a indique quel genre d'opération il avait effectué sur la petite, un mal qui remontait un an avant l'intervention. Selon lui, la fillette souffrait "d'un traumatisme du rachis thoracique(dorsal)par chute sur le dos sur un terrain accidenté (cailloux). Il en est résulté une douleur vive sans, initialement, trouble neurologique.

Malgré cette douleur dorsale vive, la fillette ne sera amenée en consultation pour la première fois chez le Docteur jean Koumba (service de rééducation de la Fondation Jeanne Ebori) qu'un an après le traumatisme. Soit le 26 juin 1998, en raison d'une aggravation de la symptomatologie avec douleur thoracique compliquée d'une paraparésie prédominant à gauche et d'installation progressive".

Hospitalisée dans le service de rééducation fonctionnelle le même jour, pour investigations, "l'examen clinique à l'admission a montré une paraparésie spastique dense prédominant à gauche, de sorte que la marche n'était possible qu'avec aide. Les clichés standard du radis dorsal ont mis en évidence une luxation T4-T5, une lyse du corps de T4 associée à une tuméfaction des parties molles sous-jacentes"; a-t-il poursuivi.

Et le neurochirurgien d'ajouter: "l'installation d'une paraplégie flasque avec niveau sensitif T4-T5, constatée le 6 juillet 1998, a justifié une myélographie en urgence qui a révélé un blocage complet en regard de T4-T5. Compte tenu de l'âge de la patiente et du blocage complet à la amyélographie par luxation T4-T5 ancienne consolidée en position vicieuse associée à un processus infectieux probable en T4, il est décidé, après discussion avec la famille de l'enfant, d'intervenir, pour décomprimer la moelle et préciser l'étiologie de la lyse de T4 associée à une réaction inflammatoire".Tout ceci, ajoute le médecin, pour garantir une meilleure prise en charge thérapeutique, (tant du point de vue médical qu'orthopédique) et mettre la patiente dans les conditions optimales d'une récupération neurologique éventuelle, indique-t-il.

Répondant à certaines questions posées par les parents de la victime lors de la conférence de presse, le professeur Louembet, à indiqué 'il n'entreprend jamais d'intervention chirurgicale avant d'avoir consulté les parents du patient. Et d'ajouter que pour le cas de Sarah, l'intervention qui s'imposait avait pour véritable motivation de mettre hors de danger la vie d'une innocente dont l'espoir de vie ne tenait qu'à un bout de fil. Tant les parents avaient négligé de prendre soin de l'enfant un an auparavant".

Au sujet du dossier médical de l'enfant qui aurait été refusé aux parents, le conférencier a indiqué que celui-ci avait été transmis dans les délais à l'avocat qui, semble-t-il, serait celui des deux parties, et que pour l'évacuation de l'enfant, "Le résumé médical devant accompagner le malade, comme cela se fait pour toutes les évacuations, a bel et bien été rédigé en langue anglaise pour faciliter la compréhension des confrères de l'Afrique du Sud où l'enfant devrait être évacué".

Source : Journal L'Union Plus du 20/11/2007

 

 



   

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