FAIT DIVERS
Ils
braquaient les stations-service
Dans la nuit du 28 au 29
octobre dernier, Alphonse Obame Nzé,
Jean-Jacques Mengome Essono, tous deux Gabonais,
âgés respectivement de trente-trois et
trente-sept ans, ont braqué, en compagnie de
deux autres bandits en cavale, les gardiens de
stations service de Derrière-la prison et de
Trois quartiers. Les brigands ont emporté un
important stock de cartes de recharge et de
grandes sommes d'argent. Deux semaines après
leur forfait, la police judiciaire (PJ) a
rattrapé deux des quatre braqueurs.
ILS
croyaient rester introuvables après leur forfait
mais c'était sans compter avec la
détermination de la Police judiciaire ( PJ).
Alphonse Obame Nzé, Jean-Jacques Mengome
Essono, tous deux Gabonais, âgés respectivement
de trente trois et trente-sept ans, qui ont
perpétré un braquage, dans la nuit du 28 au 29
Octobre dernier, aux stations-service de
Derrière-la-prison et de Trois-quartiers,
viennent d'être rattrapés par l'entité chargée
de constater les infractions à la loi et d'en
rechercher les auteurs. Leurs deux comparses
seraient encore en cavale. Il s'agit d'un
certain Jean-Pierre Ondo Ekang et d'un autre
bandit connu sous le patronyme de Papy.
D'après nos investigations,
les braqueurs se sont d'abord concertés au
célèbre bar "Le Vatican", sis à Sotega, avant de
descendre sur le terrain pour commettre
leur forfait. Ce dimanche 28 octobre, il est
vingt-trois heures lorsque Alphonse Obame Nzé,
Jean-Jacques Mengome Essono, Jean-Pierre Ondo
Ekang et leur acolyte connu sous le patronyme de
Papy se retrouvent près de l'échangeur de la RTG.
Le dernier cité y débarque avec un véhicule de
marque Toyota Corolla, volé dans un garage à
Nzeng-Ayong. C'est à l'aide de cette voiture
qu'ils vont opérer cette nuit.
Minuit tapant, les quatre
malfaiteurs embarquent à bord de la voiture
volée et commencent une randonnée à travers la
capitale. A cette heure de la nuit, certains
quartiers bruissent encore des décibels et
grouillent d'une agitation frénétique. Les
quatre acolytes décident encore d'attendre que
toute la ville s'endorme pour commettre leur
braquage. Cette nuit, ils ont jeté leur dévolu
sur les stations-service de Derrière-la-prison
et de Trois-quartiers. Après avoir fait la ronde
de principaux quartiers de Libreville, Papy et
ses compagnons décident de se rendre sur le
terrain des opérations.
Première étape: la
station-service de Derrière la prison. II est un
plus de deux heures du matin. A cette heure
avancée de la nuit, les rues sont déjà désertes.
Un décor qui cadre bien avec la mission
funambulesque des quatre braqueurs. Lorsqu'ils
arrivent Derrière-la-prison, ils trouvent la
station-service déjà fermée. Papy et ses
acolytes Alphonse Obame Nzé, Jean-Jacques
Mengome Essono ainsi que Jean-Pierre Ondo Ekang
y marquent un arrêt. Les trois derniers cités
descendent du véhicule, munis de machettes et se
dirigent vers les gardiens des lieux, qui
dorment profondément.
MAIGRE BUTIN• Aussitôt,
ils les réveillent et les somment de leur
remettre tout ce qu'ils possèdent comme espèces
sonnantes et trébuchantes. «Nous
gardons seulement la station. On ne garde
pas l'argent », répond un gardien qui s'est
réveille en sursaut. Mais les braqueurs ne
l'entendent pas de cette oreille. Ils font les
poches à leurs victimes et s'emparent d'un
important stock de cartes de recharge ainsi que
des billets de banque. Puis, ils prennent la
poudre d'escampette. Pourtant Papy et ses amis
ne sont pas satisfaits de leur maigre butin.
Résolus à se faire coûte que coûte du beurre
cette nuit, les quatre malfrats se rendent à la
station-service de Trois-quartiers.
C'est pratiquement le même
scenario qu'à la première étape: ils s'emparent
d'un important stock de cartes de recharge et
d'une importante somme d'argent. Pins, ils
s'évanouissent dans la nature. Agissant sur la
base de la pinte déposée far les victimes, la
Police judiciaire ( PJ) a aussitôt ouvert une
enquête pour retrouver les bandits. près trois
semaines de cavale, Alphonse Obame Nzé et
Jean-Jacques Mengome Essono ont été rattrapés
par l'entité chargée de constater les
infractions à la loi et d'en rechercher les
auteurs. Quant à Papy et Jean-Pierre Ondo Ekang,
ils sont toujours en fuite. Les deux premiers
cités seront présentes aujourd'hui devant le
parquet de la République qui devra statuer sur
leur sort, en attendant l'arrestation de leurs
comparses.