Pour moi quoi...
Moi, Makaya, je dis tellement
du mal - à raison - de l'hôpital Brazza, le CHL,
quoi mais aussi des séminaires dont certains
sont l'occasion, surtout en cette fin d'année,
de manger les queues de "bidjet'" que je suis
parfaitement à l'aise pour saluer cette
initiative de la direction de notre "formation
sanitaire de référence".
Le "directaire" de l'hosto a
pris la mesure du ressentiment que patients et
usagers éprouvent vis-à-vis du personnel. Je ne
sais d'ailleurs pas s'il existe un seul
Librevillois qui n'ait pas eu à se plaindre de
l'accueil et du traitement, parfois inhumain,
infligés parles agents de notre grand hosto chez
lesquels la notion de service public s'est
depuis longtemps diluée dans des considérations
disons terre à terre.
Alors, il est grand temps de
changer. Et radicalement, que semble s'être dit
le directaire. D'où un séminaire à l'intention
du petit personnel et des sages-femmes. Un autre
pourrait concerner les chefs de service. Parce
qu'il ne faut pas croire que la gangrène affecte
seulement les pieds, elle touche aussi la têt e!
Je trouve donc bien qu'on
rappelle aux gens ce qu'ils sont devenus. Je dis
rappeler, parce que les intéressés savent. Mais
du moment que personne au niveau de la
hiérarchie n'élève la moindre protestation, eh
bien on continue : le patient est traité comme
s'il avait cherché la maladie, il doit payer
tout et n'importe quoi. N'est-ce pas à
l'ouverture du séminaire en question une
animatrice a parlé de racket ? Ouais, du racket
dans un hôpital !
Mais rappeler, c'est bien.
Sévir - les mauvaises habitudes, on le sait, ont
la vie dure – c'est mieux. La même animatrice a
parlé de sanctions impitoyables à l'encontre de
celles et ceux qui ne changeraient pas. Moi,
Makaya, je veux bien la croire. Et là, je
retrouve ma nature méfiante : une chose est de
montrer les dents devant les caméras de télé,
une autre est de mordre.
Autant dire que je vais
suivre avec intérêt l'évolution des mentalités
là-bas au CHL. Et si jamais elles ne changeaient
pas, que la hiérarchie ne bougeait pas, c'est au
scalpel que je découperais tout ça !
A bon entendeur, salut ôôôh
... Makaya