Pour moi quoi...
Si la dégradation de nos
routes pouvait patienter, moi, Makaya, ainsi que
tous mes frères et soeurs plongeant
quotidiennement dans des nids-de-poule,
tranchées et cratères ferions preuve, nous
aussi, de cette patience réclamée par le
général Tonnerre. Mais voilà jamais l'impression
qu'on est arrivé à un seuil critique n'a été
aussi aire et l'impuissance des autorités,
aussi manifeste, quoi
Je l'avais noté ici : les
problèmes que la saison sèche avait réussi à
masquer réapparaissent au grand jour à présent
que les pluies sont de retour. Et comme
celles-ci sont abondantes, ça ne pardonne pas !
Un nid de poule se transforme en cratère en
quelques jours seulement. Et c'est ce
spectacle que nous vivons un
peu partout : à Libreville-les-trous, dans ses
quartiers désintègres. . . euh.. . sous intégrés
et sur la Nationale.
C'est à dessein que je parle
de la Nationale. Parce qu'aux "Tépé"; on aime
nous rappeler, quand ils sont coincés, que l'entretien
des voiries de Libreville, en dehors des
grands boulevards et de la Voie-Express, n'est
pas de leur ressort, mais de celui de la maison
maire.
La Nationale, elle, ce sont
les "Tépé" et elle n'est pas en meilleur état !
Quand je pense qu'aujourd'hui, les automobiles
circulant dans les deux sens sont obligées de
rouler sur un seul côté ! Résultat : des
embouteillages monstres, dans lesquels se trouve
parfois empêtrés Nza Fe en personne ! Et qui
auraient inspiré ce commentaire de la part des
experts de la Confédération africaine de foot en
visite d'inspection chez nous dans l'optique de
la Can (amère) 2012: "C'est bien d'avoir un
aussi bel hôpital militaire, mais on y vient
continent ? En hélico ?"
Ouais, mais il faut
patienter. Même si le jour très prochain
(c'est le Conseil des ministres qui l'annonce)
où on cherchera ; à faire quelque chose et avec
le saupoudrage qui caractérise nos actions, on
se contentera de poser des sparadraps sur
des trous, sachant que d'autres vont se former
immédiatement à côté !je ne parle même pas des
voies dans nos quartiers dont un Conseil des
ministres (décidément) avait promis la
réhabilitation, mais dont certaines aujourd'hui
n'ont plus de voies que le nom.
Pôvres de nous ! Nous
restons sans voix ...
…Makaya