INTEMPERIES A LIVBREVILLE
Des
sinistrés à n'en plus compter
LA forte pluie qui s'est
abattue mercredi dernier, plusieurs heures
durant, sur Libreville, aura été, une nouvelle
fois, cauchemardesque pour plusieurs familles et
chez des opérateurs économiques. Principalement
ceux résidant dans des zones mal loties comme
Mont-Bouët du fait des constructions anarchiques
sur les lits de rivières qui empêchent une bonne
circulation des eaux.
De même que dans la zone
industrielle d'Oloumi qui s'est transformée, une
énième fois, en cité lacustre. Un phénomène
récurrent à chaque grande pluie, sans que les
pouvoirs publics a portent une solution durable.
Le fait que les opérateurs économiques et autres
institutions ont érigé des barrières, voire des
immeuble le long de cette voie marécageuse, qui
renferme aussi plusieurs bras de mer, expose les
riverains aux risques permanents d'inondations.
Même à la moindre rosée.
Les commerçants du marché de
Mont-Bouët, surtout ceux exerçant dans la zone
de Petit-Paris, ont vu leurs marchandises
submergées par les eaux. Causant ainsi des
pertes énormes qui se chiffrent à plusieurs
millions de francs selon certains sinistrés qui
n'avaient que leurs yeux pour pleurer.
Tout compte fait, il revient
aux pouvoirs publics de prendre des mesures
idoines face à cette situation récurrente. Sauf
si, là aussi, on demande d'être patients, alors
qu'ils versent quotidiennement des taxes qui
font tourner l'économie gabonaise.