CONFLIT FONCIER/AFFAIRE DE LA
VB7-ALIBANDENG-BAYUMBA
Des mots
sur les maux
Les occupants des
parcelles de terrain situées à Alibandeng, dans
la zone dite Bayumba "lotissement section VB7',
sollicitent que la raison et le patriotisme
priment dans l'affaire qui les oppose à Lee
Myung Jim. Chronique d'un conflit ouvert.
ALIBANDENG, un quartier du
nord de Libreville. Il s'en dégage un sentiment
de tristesse. Des maisons abandonnées, délabrées
et de nombreuses villas en construction dans la
V137, un espace à problème. C'est là que se
livrent une guerre sans merci un coréen, Lee
Myung Jim, et des compatriotes regroupés au sein
d'un collectif dit des occupants de la section
VB7.
L'histoire ? Encore un
problème de terrain auquel l'administration de
l'urbanisme et du cadastre est de pied en cap
impliquée. Le Coréen, appuyé par une Brosse
légume de cette administration, soutiendrait
mordicus qu'il est le propriétaire de la section
V B7.
En effet, dans un souci
d'accéder à la propriété, des compatriotes, 25
au total, auraient acquis, en 2004 et 2005,
auprès d'une autre compatriote, dame Henriette
Ndjoukoume, des parcelles. Lors de l'acquisition
desdites parcelles sur le site susmentionné,
jadis inexploités et inexplorés, aucun l~tige y
relatif ne leur avait été notifié. Ils
entreprennent des démarches pour les formalités
d'usage auprès des administrations du cadastre
et de l'urbanisme afin qu'on leur attribue dans
les formes légales lesdites parcelles de
terrain.
Au terme des ces démarches,
les parcelles leur sont attribuées. Ainsi, ils
peuvent commencer leur mise en valeur. Des
clôtures poussent comme des champignons et
bientôt des maisons. Le 27 avril 2006, ces biens
immobiliers sont détruits par Lee Myung Jim,
avec le concours d'une quarantaine d'agents des
forces de police armés. Les flics, dont on dit
qu'ils n'étaient pas munis d'ordres de mission,
auraient sommé, l'arme à la tempe, un conducteur
de tractopelle, de détruire les édifices en
pleine gestation. Ceci, en présence d'un
huissier de justice, Me Mba Menie.
A la suite de cet acte, le
collectif des occupants de la section VB7vont
ester en justice le Coréen. Raison : destruction
de la propriété d'autrui..
Alors que la procédure suit
son cours, le collectif est stupéfait de
constater que Lee Myung Jim, soutenu et aidé par
les grosses légumes des administrations du
cadastre et de l'urbanisme, est sur le point de
faire aboutir sa procédure d'obtention du titre
de propriété de la section VB7 qui lui confère,
en tant que personne physique, un terrain d'une
superficie de plus de 20 000 mètres carrés, soit
2 ha.
DROIT Une seule personne
physique eut-elle être propriétaire de ha de
terre dans le périmètre urbain ? Comment Lee
Myung Jim a-til fait, lorsqu'on sait due les
procédures de régularisation foncière initiées
par plusieurs d'entre les membres du collectif,
avant le Coréen, ont été gelées volontairement,
depuis 2004, par les responsables des
administrations suscitées, pour des raisons que
l'on ignore ? Une seule personne physique
aurait-elle le droit d'exproprier des dizaines
de compatriotes, de surcroît Gabonais d'origine,
de parcelles déjà mises en valeur ?.Est-il
possible d'attribuer un titre de propriété sur
un site entièrement bâti et occupé par des
Gabonais, non pas pour cause d'utilité publique,
mais pour satisfaire les ambitions démesurées
d'un seul individu qui, dans sa Corée natale
n'aurait peut-être pas bénéficié d'autant
d'espace ? Un Gabonais pourrait-il obtenir
autant d'espace en Corée, quand on sait attitude
d'hostilité systématique des Asiatiques à
l'égard des autres peuples et surtout des
Africains ? Autant de questions qui attendent
des réponses claires.
Pour être en phase avec le
principe que l'Etat, en créant la propriété ex-nihilo,
a le souci de mettre en valeur le territoire et
qu'il n'attribue d'abord cette propriété que de
façon conditionnelle, à charge pour le
bénéficiaire de cette attribution provisoire de
mettre en valeur le terrain avant de se voir
reconnaître un titre de propriété définitif,
après que cette mise en valeur aura été vérifiée
par l'administration, le collectif pense que les
administrations compétentes ont failli à leurs
missions. Plus que jamais unis contre les forces
du mal due représentent les grosses légumes sur
lesquels s'appuient Lee Myung Jim, les 25
compatriotes du Collectif emploient tous les
mots sur les maux ; la forfaiture des agents de
l'Etat. Ils disent ne pas comprendre que des
gabonais ayant acquis auprès d'une tierce
personne et surtout ayant bâti en dur, soient
spoliés de la propriété au détriment d'un
individu, lui-même, ayant acheté une partie du
site et non la totalité tel qu'il revendique
aujourd'hui, sans y avoir édifié quoi que ce
soit.
Le collectif attend qu'une
solution soit trouvée qui tienne compte de la
raison, du droit et du patriotisme.