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Le quotidien l'Union du 15 Novembre 2007

 

CONFLIT FONCIER/AFFAIRE DE LA VB7-ALIBANDENG-BAYUMBA

Des mots sur les maux

Les occupants des parcelles de terrain situées à Alibandeng, dans la zone dite Bayumba "lotissement section VB7', sollicitent que la raison et le patriotisme priment dans l'affaire qui les oppose à Lee Myung Jim. Chronique d'un conflit ouvert.

ALIBANDENG, un quartier du nord de Libreville. Il s'en dégage un sentiment de tristesse. Des maisons abandonnées, délabrées et de nombreuses villas en construction dans la V137, un espace à problème. C'est là que se livrent une guerre sans merci un coréen, Lee Myung Jim, et des compatriotes regroupés au sein d'un collectif dit des occupants de la section VB7.

L'histoire ? Encore un problème de terrain auquel l'administration de l'urbanisme et du cadastre est de pied en cap impliquée. Le Coréen, appuyé par une Brosse légume de cette administration, soutiendrait mordicus qu'il est le propriétaire de la section V B7.

En effet, dans un souci d'accéder à la propriété, des compatriotes, 25 au total, auraient acquis, en 2004 et 2005, auprès d'une autre compatriote, dame Henriette Ndjoukoume, des parcelles. Lors de l'acquisition desdites parcelles sur le site susmentionné, jadis inexploités et inexplorés, aucun l~tige y relatif ne leur avait été notifié. Ils entreprennent des démarches pour les formalités d'usage auprès des administrations du cadastre et de l'urbanisme afin qu'on leur attribue dans les formes légales lesdites parcelles de terrain.

Au terme des ces démarches, les parcelles leur sont attribuées. Ainsi, ils peuvent commencer leur mise en valeur. Des clôtures poussent comme des champignons et bientôt des maisons. Le 27 avril 2006, ces biens immobiliers sont détruits par Lee Myung Jim, avec le concours d'une quarantaine d'agents des forces de police armés. Les flics, dont on dit qu'ils n'étaient pas munis d'ordres de mission, auraient sommé, l'arme à la tempe, un conducteur de tractopelle, de détruire les édifices en pleine gestation. Ceci, en présence d'un huissier de justice, Me Mba Menie.

A la suite de cet acte, le collectif des occupants de la section VB7vont ester en justice le Coréen. Raison : destruction de la propriété d'autrui..

Alors que la procédure suit son cours, le collectif est stupéfait de constater que Lee Myung Jim, soutenu et aidé par les grosses légumes des administrations du cadastre et de l'urbanisme, est sur le point de faire aboutir sa procédure d'obtention du titre de propriété de la section VB7 qui lui confère, en tant que personne physique, un terrain d'une superficie de plus de 20 000 mètres carrés, soit 2 ha.

DROIT Une seule personne physique eut-elle être propriétaire de ha de terre dans le périmètre urbain ? Comment Lee Myung Jim a-til fait, lorsqu'on sait due les procédures de régularisation foncière initiées par plusieurs d'entre les membres du collectif, avant le Coréen, ont été gelées volontairement, depuis 2004, par les responsables des administrations suscitées, pour des raisons que l'on ignore ? Une seule personne physique aurait-elle le droit d'exproprier des dizaines de compatriotes, de surcroît Gabonais d'origine, de parcelles déjà mises en valeur ?.Est-il possible d'attribuer un titre de propriété sur un site entièrement bâti et occupé par des Gabonais, non pas pour cause d'utilité publique, mais pour satisfaire les ambitions démesurées d'un seul individu qui, dans sa Corée natale n'aurait peut-être pas bénéficié d'autant d'espace ? Un Gabonais pourrait-il obtenir autant d'espace en Corée, quand on sait attitude d'hostilité systématique des Asiatiques à l'égard des autres peuples et surtout des Africains ? Autant de questions qui attendent des réponses claires.

Pour être en phase avec le principe que l'Etat, en créant la propriété ex-nihilo, a le souci de mettre en valeur le territoire et qu'il n'attribue d'abord cette propriété que de façon conditionnelle, à charge pour le bénéficiaire de cette attribution provisoire de mettre en valeur le terrain avant de se voir reconnaître un titre de propriété définitif, après que cette mise en valeur aura été vérifiée par l'administration, le collectif pense que les administrations compétentes ont failli à leurs missions. Plus que jamais unis contre les forces du mal due représentent les grosses légumes sur lesquels s'appuient Lee Myung Jim, les 25 compatriotes du Collectif emploient tous les mots sur les maux ; la forfaiture des agents de l'Etat. Ils disent ne pas comprendre que des gabonais ayant acquis auprès d'une tierce personne et surtout ayant bâti en dur, soient spoliés de la propriété au détriment d'un individu, lui-même, ayant acheté une partie du site et non la totalité tel qu'il revendique aujourd'hui, sans y avoir édifié quoi que ce soit.

Le collectif attend qu'une solution soit trouvée qui tienne compte de la raison, du droit et du patriotisme.

Source : Journal L'Union Plus du 15/11/2007

 

 



   

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