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Le quotidien l'Union du 15 Novembre 2007

 

PETIT ANGLE

Pour revenir à la philosophie du président de la République

C'EST en 2001 que le chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, a décidé, dans son traditionnel discours du 16 août, de la reprise du principe de la célébration tournante de la fête nationale. Ce qui devait débuter dès l'année suivante. Cette décision ressuscitait une vieille pratique plutôt louable qui existait au début des années de pouvoir du président de la République. Cela dans l'objectif d'assurer un développement harmonieux de tout le pays. Et cette politique avait porté ses fruits dont certains demeurent visibles au1ourd'hui encore dans quelques localités du Gabon.

De 2002 à 2007, la fête de l'indépendance a été successivement célébrée dans la Nyanga et l'Ogooué-Ivindo (2002), le Moyen Ogooué et la Ngounié (2003), l'Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué (2004), le Woleu-Ntem et l'Ogooué-Maritime (2005), et l'Estuaire (2006 et 2007). Pour cette nouvelle phase, une somme de 25 milliards de F CFA était allouée à chaque province. Il y en a même 'autres qui ont bénéficié des rallonges. Les dotations financières de l'Etat devaient à la fois servir à l'organisation des festivités et à la construction des infrastructures publics et l'amélioration des conditions de vie.

Aujourd'hui, après avoir bouclé cette nouvelle phase, le bilan qui est fait reste des plus mitigés. Voire tout simplement négatif. En tout cas au regard du rapport entre les fonds dégagés et les résultats sur le terrain. Le premier déçu est sans doute l'initiateur de la cette politique, le président Omar Bongo Ondimba. Cette déception a été exprimée avec une grande responsabilité le 16 août dernier. A la même occasion, le N°1 gabonais a annoncé que malgré tout, il décidait de reconduire ce principe.

Ce qui a davantage choqué les populations, grandes victimes de cette deuxième phase des fêtes tournantes, c est le fait crue beaucoup d'acteurs politiques ayant participé à la gestion des fonds alloués par I~Etat, en ont profité pour voler l'État; donc le contribuable gabonais. Beaucoup se sont enrichis de façon scandaleusement illicite: Au point où, au terme des audits réalisés, certains partenaires internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMn, a suggéré de nouvelles pistes pour éviter sinon amoindrir le gaspillage des fonds publics.

Le gouvernement gabonais a d'ailleurs bien apprécié les suggestions du FMI dans sa recherche d'une meilleure gestion des dotations financières pour les fêtes tournantes.

L'institution de Bretton-Woods a conseillé l'État gabonais de recenser les projets relatifs à cet événement, et de les gérer comme tous les autres projets d'investissement du pays. En faisant en sorte que toutes les dépenses y relatives respectent les procédures budgétaires habituels.

L'idée est d'instaurer une certaine rigueur pouvant garantir l'efficacité de la dépense. Ce qui implique non seulement un contrôle assidu, rigoureux et ferme, mais aussi des mesures coercitives contre les auteurs des éventuels manquements.

C'est de cette façon que les énormes sommes engagées par l'État pourront réellement servir à booster le développement harmonieux de notre pays. Ce qui a été le principal objectif du chef de État, en décidant de revenir au principe des Fêtes tournantes.

Source : Journal L'Union Plus du 15/11/2007

 

 



   

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