PETIT ANGLE
Pour
revenir à la philosophie du président de la
République
C'EST en 2001 que le chef de
l'État, Omar Bongo Ondimba, a décidé, dans son
traditionnel discours du 16 août, de la reprise
du principe de la célébration tournante de la
fête nationale. Ce qui devait débuter dès
l'année suivante. Cette décision ressuscitait
une vieille pratique plutôt louable qui existait
au début des années de pouvoir du président de
la République. Cela dans l'objectif d'assurer un
développement harmonieux de tout le pays. Et
cette politique avait porté ses fruits dont
certains demeurent visibles au1ourd'hui encore
dans quelques localités du Gabon.
De 2002 à 2007, la fête de
l'indépendance a été successivement célébrée
dans la Nyanga et l'Ogooué-Ivindo (2002), le
Moyen Ogooué et la Ngounié (2003), l'Ogooué-Lolo
et le Haut-Ogooué (2004), le Woleu-Ntem et l'Ogooué-Maritime
(2005), et l'Estuaire (2006 et 2007). Pour cette
nouvelle phase, une somme de 25 milliards de F
CFA était allouée à chaque province. Il y en a
même 'autres qui ont bénéficié des rallonges.
Les dotations financières de l'Etat devaient à
la fois servir à l'organisation des festivités
et à la construction des infrastructures publics
et l'amélioration des conditions de vie.
Aujourd'hui, après avoir
bouclé cette nouvelle phase, le bilan qui est
fait reste des plus mitigés. Voire tout
simplement négatif. En tout cas au regard du
rapport entre les fonds dégagés et les résultats
sur le terrain. Le premier déçu est sans doute
l'initiateur de la cette politique, le président
Omar Bongo Ondimba. Cette déception a été
exprimée avec une grande responsabilité le 16
août dernier. A la même occasion, le N°1
gabonais a annoncé que malgré tout, il décidait
de reconduire ce principe.
Ce qui a davantage choqué les
populations, grandes victimes de cette deuxième
phase des fêtes tournantes, c est le fait crue
beaucoup d'acteurs politiques ayant participé à
la gestion des fonds alloués par I~Etat, en ont
profité pour voler l'État; donc le contribuable
gabonais. Beaucoup se sont enrichis de façon
scandaleusement illicite: Au point où, au terme
des audits réalisés, certains partenaires
internationaux, notamment le Fonds monétaire
international (FMn, a suggéré de nouvelles
pistes pour éviter sinon amoindrir le gaspillage
des fonds publics.
Le gouvernement gabonais a
d'ailleurs bien apprécié les suggestions du FMI
dans sa recherche d'une meilleure gestion des
dotations financières pour les fêtes tournantes.
L'institution de
Bretton-Woods a conseillé l'État gabonais de
recenser les projets relatifs à cet événement,
et de les gérer comme tous les autres projets
d'investissement du pays. En faisant en sorte
que toutes les dépenses y relatives respectent
les procédures budgétaires habituels.
L'idée est d'instaurer une
certaine rigueur pouvant garantir l'efficacité
de la dépense. Ce qui implique non seulement un
contrôle assidu, rigoureux et ferme, mais aussi
des mesures coercitives contre les auteurs des
éventuels manquements.
C'est de cette façon que les
énormes sommes engagées par l'État pourront
réellement servir à booster le développement
harmonieux de notre pays. Ce qui a été le
principal objectif du chef de État, en décidant
de revenir au principe des Fêtes tournantes.