PROGRAMME D'APPUI POUR LA MISE
EN ŒUVRE DE LA DÉCLARATION DE L'OIT SUR LES
DROITS FONDAMENTAUX AU TRAVAIL (PAMODEC)
Le
premier ministre lance les travaux de
restitution pour un travail décent au Gabon
C'est l'objectif de l'atelier
qui s'est ouvert hier dans la salle de
conférence du Sénat, et qui permettra de définir
une feuille de route optimale pour accompagner
le gouvernement dans son combat pour l'emploi.
DANS le cadre de la mise en
oeuvre des engagements du BIT (bureau
international du travail), relatifs à
l'accompagnement des membres de l'organisation,
le Programme de promotion de la déclaration e
l'OIT (Organisation internationale du travail),
a entrepris depuis 2000, de mettre au service
des mandants tripartites, des Etats d'Afrique,
un important projet de coopération technique
dénomme Projet d'appui à la mise en oeuvre de la
déclaration (Pamodec).
Et les travaux ouverts donc
hier, par Jean Eyéghé Ndong, avaient valeur de
symbole, tant les efforts déployés par le
gouvernement pour réduire le taux du chômage,
méritent naturellement que les organisations
comme le BIT, dont l'expertise sur la question
ne souffre d'aucune contestation, impulsent une
dynamique pour donner un coup de fouet à un
secteur, capital pour le développement socio-
économique de notre pays.
En ouvrant donc les travaux
de cet atelier, le Premier ministre, Jean Eyéghé
Ndong a voulu réaffirmer la préoccupation de son
gouvernement autour de deux projets
fondamentaux. La dynamisation du dialogue social
et l'élaboration d'une politique nationale de
l'Emploi et de formation professionnelle.
Pour lui, l'intérêt porté sur
ces deux projets par le bureau régional du BIT,
à travers son secrétaire général, Mme Dayina
Mayenea, rejoint parfaitement certains piliers
essentiels du projet de société du président de
la République, Omar Bongo Ondimba.
Conscient donc de que ce
secteur constitue l'avenir d'un pays, le
gouvernement a décidé de se pencher fortement
sur la question de la représentativité
syndicale, à travers un dialogue social. Et cela
donne tout son sens à la grande enquête
nationale sur le chômage que le gouvernement se
propose d'organiser à travers l'ensemble du
territoire, a déclaré Jean Eyéghé Ndong.
Mais, avant lui, le
ministre du travail et de l'emploi, Mme
Christiane Bitougat et la directrice du bureau
sous-régional du BIT pour l'Afrique centrale,
Mme Dayina Mayenga, ont, chacune avec ses mots,
expliqué le bien-fondé de cette rencontre et
brossé les objectifs à atteindre.
La première pour louer la
contribution du bureau international du travail,
et de réaffirmer la volonté du président de la
République de réduire la pauvreté par la
promotion de l'emploi décent, conformément à
déclaration des chefs d'Etat et de gouvernement,
lors du sommet extraordinaire de l'Union
africaine sur l'emploi et la lutte contre la
pauvreté à Ouagadougou, en 2004.
De ce fait, pour traduire
donc cette volonté des gouvernants, notre pays
avait organisé un atelier de validation,
conjointement avec le bureau international du
travail, en mai 2005. Au cours de cette
rencontre, un plan de mise en oeuvre de la
déclaration de Ouagadougou avait été adopté.
Depuis lors, il s'est donc
établi un échange entre le Gabon et le BIT, pour
parvenir, à la perspective d'évoluer vers un
programme Pays pour le travail décent (PPTD),
prôné par cette organisation mondiale.
Au delà du lancement de cet
atelier, la mission du BIT consistera également
à examiner avec le gouvernement, les partenaires
sociaux et les organisations de la société
civile, les modalités d'appuis techniques du
bureau international du travail, à mettre en
oeuvre un plan d'action en vue de l'élaboration
de la politique nationale de l'emploi et de la
formation professionnelle.
Après elle, la directrice du
bureau international du travail s'est appesanti
sur la nécessité du travail décent, telle que
voulu par l'OIT en juin 1998 lors d'une
déclaration. Cette déclaration a pour objectif
d'encourager les efforts qui visent à ce que le
progrès social aille de pair avec le progrès et
le développement économique. Elle met en exergue
quatre éléments essentiels pour la justice
sociale, à savoir: la liberté d'association et
de reconnaissance effective du droit de
négociation collective; l'élimination de toute
forme de travail forcé ou obligatoire;
l'abolition effective du travail des enfants et,
enfin, l'élimination de la discrimination en
matière d'emploi et de profession. L'atelier
prendra fin aujourd'hui dans l'après-midi.