PÉNURIE D'HUILE
J-M
Ndoutoume Obame: Siat Gabon n'est pas
responsable »
Pour le chargé de la
communication du producteur d'oléagineux, ce
sont les spéculateurs qui sont à l'origine de la
rareté du produit sur le marché. Puisque l'usine
de Lambaréné tourne a plein régime et inonde
déjà le marche:
DANS les rayons de Géant Ckdo,
de Mbolo ou de Prix import, c'est un peu la même
scène pour le consommateur. Des bouteilles
d'huile d'olive engrangent les rayons et
attendent patiemment d'être choisies se
demandant bien lequel des clients se dirigera
vers elles. A côté, les marques locales d'huile
sont absentes. C'est le vide patent mais les
clients de ces surfaces commerciales n'osent
s'aventurer à s'acheter l'huile d'olives sans
doute pour son prix élevé. Cuisin'or ou Palm'or
ne remplissent plus les caddies. « Nous nous
sommes réapprovisionnés en huile de palme
raffinée, mais cette quantité a été très vite
écoulée», explique un agent de Prix import.
Chez les détaillants, c'est
aussi le même refrain. « Nous n'avons pas
d'huile de cuisine », expliquent certains
commerçants. « Allez à Mont-Bouët, et vous
aurez sans doute plus de chance »,vous
conseillent d'autres.
Mais contrairement à
l'impression qui se dégage dans le secteur de la
production d'oléagineux, Siat Gabon ne serait
bas à l'origine de cette pénurie persistante.
« La production a repris à
Lambaréné et nous sommes surpris que la presse
fasse état de difficulté d'approvisionnement à
notre niveau », a déclaré le chargé
de la communication de cette entreprise, Jean
Michel Ndoutoume Obame. Pour ce dernier,
diverses causes peuvent expliquer ce manque
d'huile.
La production actuelle de
Siat ne et pas de satisfaire la demande du
marché gabonais. Situation aggravée par
l'absence sur les étals de Palm'or et May'or et
qui est due aux difficultés que connaît
également le Cameroun en ce domaine. Du coup,
même si « la raffinerie de Lambaréné tourne à
plein régime, notre produit Cuisin'or ne
parvient pas à combler les besoins des consommateurs
: » précise M. Ndoutoume Obame.
Il n'y a donc aucun problème
au niveau de la production « à proprement
parler, hormis la période de crise que
nous avons traversée durant le mois
d'août», a reconnu le chargé de la
communication. Pour mémoire, cette crise, pour
Siat, était relative à la période de basse
production au niveau des palmeraies, aux travaux
consécutifs aux investissements souhaités par la
direction ou à la flambée des prix sur les
marchés internationaux.
Mais aujourd'hui, cette
pénurie et les prix actuellement pratiqués sur
le marché sont imputable « aux spéculateurs
» et autres marchands véreux qui prennent un
malin plaisir à créer « une pénurie
artificielle pour faire monter les prix et
se faire de l'argent sur le dos des
consommateurs », affirme M. Ndoutoume 0bame.