FAIT DIVERS
Une
fausse concessionnaire aux arrêts
Jeanne Dominique Tchialé, une
gabonaise de 37 ans, s'est illustrée dans une
vaste escroquerie en vendant des véhicules qui
n'existaient pue dans son esprit Recherchée par
la justice depuis mai 2007, elle a été
interpellée jeudi dernier et gardée à vue à la
brigade nord de Libreville.
JEANNE
Dominique Tchialé, une compatriote de 37 ans,
peintre en bâtiment et résidant au quartier
Glass, est gardée à vue à la brigade nord de
gendarmerie de Libreville, pour s'être illustrée
dans des actes d'escroquerie.
Tout a commencé en 2006
lorsque qu'elle raconte à une de ses
connaissances, Mme Amélie Mapangou, qu'elle
était concessionnaire de véhicules d'occasion.
La connaissant depuis de nombreuses années, dame
Mapangou ne pouvait se douter de la bonne foi de
Jeanne Dominique.
Aussi, pense-t-elle, que
c'était l'occasion pour elle de réaliser un
vieux rêve : rouler en Rav4 nouveau modèle.
Ainsi, après de multiples
entretiens, Mme Mapangou avance une somme de 4
millions à Jeanne Dominique Tchialé, sur les 6,5
millions exigés.
Une semaine plus tard, Dame
Tchialé vient voir sa cliente pour dire que la
marque de voiture qu'elle désirait avait été
achetée par quelqu'un d'autre. Par conséquent,
elle devait patienter encore pendant, au moins,
un mois. Le temps qu'une autre Rav 4 arrive au
port.
Deux mois passeront sans que
le véhicule attendu ne soit visible.
Toute chose qui va entamer la
patience de la cliente. Las d'attendre, dame
Mapandou réclame à Mme Tchialé, de lui
rembourser son argent. Mais peine perdue. La
débitrice ne donne aucune réponse favorable à
son interlocutrice. Jusqu'au jour où cette
dernière décide de traduire dame Tchialé en
justice.
Devant la barre, Dame Tchialé
plaide pour le remboursement immédiat de la
somme due. Mais, elle dira aux juges qu'elle ne
peut donner, dans l'immédiat, que la somme de-
2,5 millions. Condamnée avec sursis, dame
Tchialé ne remettra à l'avocat de sa cliente que
la modique somme de 1 million de francs. Puis,
disparaît de la circulation.
Elle refait surface en
février 2007, en quête d'autres pigeons. Cette
fois, c'est Estelle Koumba qui en sera la
victime. Celle-ci, qui voulait d'une Toyota Rav
4 ancien modèle, aboule une somme de 3,5
millions de francs sur les 4,5 millions frs
exigés par la fausse concessionnaire pour un
véhicule fictif.
Comme à son habitude, dame
Tchialé disparaît à nouveau, en dépit des
multiples plaintes déposées au tribunal en son
encontre, et de plusieurs soit -transmis du
procureur de la République à la gendarmerie nord
de Libreville pour son arrestation. Dame Jeanne
Dominique Tchialé dont le tribunal détenait le
numéro du téléphone est devenue injoignable.
Mais ce n'était que partie
remise. Etant toujours à Libreville, Jeanne
Dominique Tchialé se retrouve par hasard, dans
la soirée de jeudi 8 novembre 2007, nez à nez
avec le conjoint de Mme Koumba, sa dernière
victime, au quartier Glass.
Ce dernier ne se fait pas
prier pour lui mettre la main au collet.
Interrogée sur son acte d'escroquerie, Mme
Tchiala nie les faits. Ce qui ne décourage pas
le conjoint. Il conduit l'escroc présumée à
Awendjé, chez dame Estelle Koumba, pour
confrontation, avant de la livrer à la brigade
de la gendarmerie nord de Libreville, où elle a
été placée en garde à vue. En attendant d'être
présentée devant le Parquet où, dit-on, elle
aurait beaucoup de relations.
Là-bas, on découvrira que
dame Jeanne Dominique Tchialé avait roulé
d'autres personnes dont Yannick Oranot à qui
elle a soustrait une somme de 5 millions de
francs, versés cash, pour l'achat d'un véhicule
de marque Cherokee, sur les 9 millions demandés.
A ce dernier, dame Tchialé n'avait remboursé que
la modique somme de l,6 million de francs.
Des sources proches des
victimes ajoutent que dame Tchialé serait
recherchée également par des institutions
bancaires où elle aurait de nombreux découverts.