UGDD-BIOMETRIE
"Le
Gabon n'est pas la propriété du PDG"
A lancé le président de
l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement (UGDD), Zacharie Myboto, au cours
d'une rencontre avec les responsables de
structures de base et des militants de sa
formation politique, au 1er
arrondissement de Libreville.
C'EST
un Zacharie Myboto visiblement offensif qui
s'est avant-hier, au quartier Louis devant les
militantes et militants de l'Union gabonaise
pour la démocratie et le développement, a
l'occasion des rencontres politiques initiées
par le bureau exécutif de l UGDD. Au menu des
retrouvailles, l'épineux problème de la non
application de la biométrie, du moins, pour les
futures échéances électorales.
Partisan de ce mode
d'élection, le président de l'UGDD entend faire
savoir son mécontentement, à tous ceux qui
combattent l'introduction de la biométrie dans
le fichier électoral.
C'est donc pour soutenir les
efforts déployés dans ce sens par leur
président, que le notable Mombo Mouélé s'est
exprimé, pour donner l'onction des militants aux
différentes actions qui pourraient être initiées
par leur favori, partant de tous les acteurs
politiques de l'opposition. Après lui,
Paul-Marie Gondjout, secrétaire national de l'UGDD,
en charge des affaires politiques, de la
démocratie et des élections et Zacharie Myboto,
président fondateur de cette formation
politique, tous deux ont axé leurs interventions
sur l'épineux problème de la non prise en compte
de la biométrie, pour l'organisation des futures
élections locales.
A ce sujet, le président de
l'UGDD qui estime que le Gabon n'était pas la
propriété du parti démocratique gabonais, s'est
étonné de ce que cette formation politique, par
la voix de son secrétaire général, Simplice
Guedet Manzela ne milite pas pour son
application. "Nous qui avons choisi
l'opposition, nous ne devons pas avoir peur de
qui que ce soit", a laissé entendre le fils Maka,
devant une assistance visiblement acquise à la
cause de son parti, avant de conclure que la
majorité était gagné par la peur de perdre les
élections locales. Et l'exemple de ce qui s'est
passé à la partielle dernièrement, au 1er siège
du 5ème arrondissement où la candidate du PDG
n'a pas fait le poids, contribue justement,
selon Zacharie Myboto à faire craindre les
pédégistes. Autrement dit, s'est-il demandé,
comment comprendre que le président de la
république ait pris une ordonnance pour rendre
effective, l'introduction de la biométrie dans
le fichier électoral et que les pédégistes,
notamment, dénoncent la signature de leur
président fondateur ? Il y a là, selon Zacharie
Myboto, quelque chose quine dit pas son nom,
alors que les différents acteurs s'étaient
accordés, au cours d'une rencontre sur la
nécessité d'insérer les empreintes digitales et
la photo dans la future carte d'électeur. Fort
de son expérience dans la gestion des affaires,
le président de l'UGDD ne baisse pas la garde,
car un texte de loi, en l'espèce de celui pris
par le chef de l'Etat, suit tout un cheminement.
Il ne peut donc être remis en cause, au seul
vouloir des pédégistes.
Aussi, pour maintenir la
pression, Zacharie Myboto a demandé aux
militants de sa formation politique de demeurer
vigilants et d'attendre patiemment des actions
qui pourraient êtres
initiées, pour gagner
bataille de la transparence électorale, si
d'aventure la majorité ne venait pas à se
raviser. Le combat n'est donc pas terminé à
l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement, afin d'éviter ce que le patron de
l'UGDD a qualifié de pagaille au parti
démocratique gabonais et sa majorité.
Et pour montrer la cohésion
des partisans de l'opposition, le 3ème maire
adjoint du 1er arrondissement de Libreville,
Jean Louis Orango, avait choisi lui aussi de
s'exprimer, au nom de l'élu de cet
arrondissement, pour dire que l'opposition était
déterminé à avancer ensemble pour un changement
véritable dans notre pays.