ÉGLISES ÉVEILLEES
Au-delà
de la ligne faune
Qu'il est loin le temps où,
suite aux plaintes de riverains, le président de
la République dut prononcer l'interdiction
d'activités de deux églises ! Depuis, en effet,
celles-ci charismatiques, pentecôtistes ou du
Réveil ont connu un développement fulgurant (3
000 contre 224 il y a seulement cinq ans) qui,
malheureusement, s'accompagne d'égarements et
dérives en tous genres. Dernier exemple en date,
les relations coupables entre un pasteur et une
mineure dont la presse s'est largement fait
l'écho ces deux dernières semaines. Redoutant
l'onde de choc que provoquent une telle affaire
chez des Gabonais qui réclament que les foudres
de la justice s'abattent sur les bergers
égarés", la Confédération pastorale,
pentecôtiste, charismatique et du réveil (CPCR)
a tenu, officiellement, à prendre ses distances
vis-à-vis des serviteurs de Dieu qui fréquente
la rubrique des faits divers.
Le fait est que le
fonctionnement de bien de ces nouvelles églises
fait penser, peu ou prou, à des sectes.
Recueillant les scories de la société,
s'appuyant sur le discours selon lequel l'Eglise
traditionnelle a échoué à faire le bien les
responsables de ces "chapelles", tels des
gourous, assènent leurs vérités, promettant
monts et merveilles à des fidèles d'autant plus
prompts à y croire et à se laisser embrigader
qu'ils sont empêtres dans des difficultés
diverses.
En arrière-plan, un
formidable "business" qu'illustrant aussi bien
le choix ciblé des fidèles que le montant de la
dîme que versait ces derniers ou "les cliniques
spirituelles" dont les frais n'ont finalement
rien à envier aux établissements.
C'est tout ce mécanisme que
se propose – à a défaut de le démonter –
d'analyser le présent dossier.
Reportages, témoignages et
points de vue, tout incite le gouvernement, dont
l'attitude paraît osciller entre complicité et
impuissance, à prendre enfin les mesures qui
s'imposent.
La Rédaction