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Le quotidien l'Union du 10 et 11 Novembre 2007

 

FAIT DIVERS

Un nourrisson défiguré par des chiens errants à Tchibanga

Le petit Merville Moussavou, 8 mois et demi, est actuellement hospitalisé â l'hôpital régional où le personnel médical s'attelle à panser ses blessures.

C'EST un véritable miracle si le petit Merville Moussavou, âgé de 8 mois et demi, n'a pas eu les yeux arrachés. Habitant avec ses parents au quartier Château d'eau, vers la place de l'indépendance de Tchibanga, le nourrisson a subi la furia des chiens errants qui l'ont attaqué au niveau du visage et des bras. Occasionnant ainsi des graves blessures qui ont conduit à son hospitalisation à l'hôpital régional, où il reçoit les soins appropriés.

Pourtant, un tel accident aurait pu être évité si l'initiative du maire central de Tchibanga d'abattre tous les chiens errants dans la cité ne s'était pas heurtée à la résistance de certains propriétaires.

En effet, durant une semaine qu'avait durée la campagne d'abattage qui s'était déroulée il, y a deux ans, le résultat était perceptible. Les chiens errants étaient quasiment invisibles dans les rues et places publiques de la ville. Mais cela n'a duré que le temps d'une rose. Car quelques temps après, le phénomène va resurgir, jusqu'à ce fatal jour où ces bêtes se sont attaqués au petit Merville Moussavou, deux semaines après que son frère aîné de 13 ans, Tony Moussavou, a été victime lui aussi de ces chiens errants.

Selon les parents des deux enfants; C. Moussavou et C. Mackosso, le petit Merville a alors qu'il marchait derrière sa soeur de 7 ans, qui allait acheter du pain. Pendant qu'ils cheminaient, une meute de chiens se lance à leur poursuite.

Prise de peur, la fillette met ses jambes à son cou, abandonnant son frangin à la merci des canidés, qui vont s'attaquer, à coeur joie, à une victime passive. Crocs et griffes dehors, les chiens lui ont déchiré la peau du crâne, le nez, les bras, etc. Le nourrisson n'a eu la vie sauve qu'à l'intervention d'une dame, qui était de passage et qui a délivré le bébé de la furia de ses agresseurs.

Le visage sanguinolent, l'enfant a été conduit d'urgence à l'hôpital régional où il a reçu les premiers soins, avant d'être hospitalisé au service de chirurgie. A en croire certains témoignages, les chiens coupables appartiendraient à un agent de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) de Massanga. Lequel aurait contribué à l'achat des médicaments prescrits à l'enfant le premier jour.

Source : Journal L'Union Plus du 10 et 11/11/2007

 

 



   

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