FAIT DIVERS
Un
nourrisson défiguré par des chiens errants à
Tchibanga
Le petit Merville Moussavou, 8
mois et demi, est actuellement hospitalisé â
l'hôpital régional où le personnel médical
s'attelle à panser ses blessures.
C'EST un véritable miracle si
le petit Merville Moussavou, âgé de 8 mois et
demi, n'a pas eu les yeux arrachés. Habitant
avec ses parents au quartier Château d'eau, vers
la place de l'indépendance de Tchibanga, le
nourrisson a subi la furia des chiens errants
qui l'ont attaqué au niveau du visage et des
bras. Occasionnant ainsi des graves blessures
qui ont conduit à son hospitalisation à
l'hôpital régional, où il reçoit les soins
appropriés.
Pourtant, un tel accident
aurait pu être évité si l'initiative du maire
central de Tchibanga d'abattre tous les chiens
errants dans la cité ne s'était pas heurtée à la
résistance de certains propriétaires.
En effet, durant une semaine
qu'avait durée la campagne d'abattage qui
s'était déroulée il, y a deux ans, le résultat
était perceptible. Les chiens errants étaient
quasiment invisibles dans les rues et places
publiques de la ville. Mais cela n'a duré que le
temps d'une rose. Car quelques temps après, le
phénomène va resurgir, jusqu'à ce fatal jour où
ces bêtes se sont attaqués au petit Merville
Moussavou, deux semaines après que son frère
aîné de 13 ans, Tony Moussavou, a été victime
lui aussi de ces chiens errants.
Selon les parents des deux
enfants; C. Moussavou et C. Mackosso, le petit
Merville a alors qu'il marchait derrière sa
soeur de 7 ans, qui allait acheter du pain.
Pendant qu'ils cheminaient, une meute de chiens
se lance à leur poursuite.
Prise de peur, la fillette
met ses jambes à son cou, abandonnant son
frangin à la merci des canidés, qui vont
s'attaquer, à coeur joie, à une victime passive.
Crocs et griffes dehors, les chiens lui ont
déchiré la peau du crâne, le nez, les bras, etc.
Le nourrisson n'a eu la vie sauve qu'à
l'intervention d'une dame, qui était de passage
et qui a délivré le bébé de la furia de ses
agresseurs.
Le visage sanguinolent,
l'enfant a été conduit d'urgence à l'hôpital
régional où il a reçu les premiers soins, avant
d'être hospitalisé au service de chirurgie. A en
croire certains témoignages, les chiens
coupables appartiendraient à un agent de la
Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) de
Massanga. Lequel aurait contribué à l'achat des
médicaments prescrits à l'enfant le premier
jour.