PROPRIETÉ INTELLECTUELLE/
DROITS D'AUTEUR ET DROITS VOISINS
Les
créateurs et l'avancée du dossier
Ils ont été édifiés lors d'une
table ronde organisée jeudi au siège de l'ANPAC.
Ils sont si près et si loin du but...
LE siège de l'Agence
nationale artistique et culturelle (ANPAC), sis
à l'ancienne Sobraga, a servi de cadre jeudi à
une table ronde d'information sur le dossier -
toujours préoccupant - des droits d'auteurs et
droits voisins au Gabon. L'importance du sujet
est telle que la salle prévue a dû refuser du
monde. Toute la classe des créateurs des oeuvres
de l'esprit était là : écrivains, peintres,
sculpteurs, musiciens-compositeurs...
Pour ne prendre que cette
dernière catégorie, sa représentativité était
digne de considération. On y trouvait des
anciens comme Pierre-Claver Akendengué, Mackjoss,
Claude Damas Ozimo, Hilarion Nguéma, jusqu'aux
jeunots comme Angèle Assé,Pierre Ondo Mebalé ou
Louis Ossavou. C'est dire tout l'intérêt que
revêt le dossier dont le chef de l'Etat, Omar
Bongo Ondimba, vient de signer certains textes
et que la direction générale de l ANPAC tenait à
en montrer l'état d'avancement par rapport aux
préoccupations des créateurs.
Suite à cette signature du
président de la République qui a voulu que le
dossier sur les droits d auteurs puisse avancer,
le directeur général de l'ANPAC, François Ndong
Obiang, a fait savoir aux créateurs que les
textes y relatifs ont été adoptés et promulgués
au journal officiel de 2006. Il a assuré que ces
textes sont aujourd'hui plus ou moins versés
dans le dispositif en vigueur de la
réglementation gabonaise. En d'autres termes, ce
sont des textes applicables.
Porté a la tête de l'ANPAC en
2004, l'actuel directeur général a élaboré un
plan de lancement des activités qui a été
présenté au gouvernement. Ce plan d'action, sous
forme de projets de textes, qui inclut entre
autres, le recensement de l'ensemble des usagers
des oeuvres de l'esprit, enregistrement des
créateurs à l'Anpac, la tarification,
l'établissement des contrats d'adhésion au
Bureau gabonais des droits d'auteurs (BUGADA)
retrouverait toujours en examen du côté du
gouvernement.
Les créateurs d'oeuvres de
l'esprit qui ont pris la mesure de l'avancée de
la loi 87 concernant l'utilisation publique de
leurs oeuvres, ont affiche une volonté manifeste
de s'impliquer dans l'aboutissement de ce
dossier dont le président de la République vient
de signer le décret d'application.
Il faut le dire, certains
créateurs avaient presque versé dans le
pessimisme ambiant entourant ce dossier initié
par l'Etat gabonais depuis 1987.
"Ils n'étaient pas
informés et ils avaient pris l'habitude
d'écouter un des sons de cloche qui n'étaient
pas conformes à la vérité et/ou à la
démarche de l'Etat", a indiqué M. Ndong
Obiang.
Visiblement rassurés, les
créateurs des oeuvres de l'esprit présents ont
décidé de faire fi des "chicanes" et
autres "débats de bas étage" au sujet de
l'aboutissement du dossier des droits d'auteurs
et droits voisins, pour véritablement prendre
leur destin en main.