ELECTIONS LOCALES/SUITE À L'ABANDON
DE LA BIOMÉTRIE
"Objectivement la biométrie ne peut être mise en
place avant le 13 janvier"
C'est ce que pense le
secrétaire général du PDG simplice Guedet
Manzéla à propos de cette question qui divise la
classe politique.
SON parti, le PDG, ayant été
accusé par l'opposition d'avoir orchestré des
manœuvres dilatoires en vue de la non
application de la biométrie au cours des
prochaines élections locales, le secrétaire
général de ladite formation politique Simplice
Guedet Manzéla, que nous avons rencontré hier, à
son cabinet de travail, au lendemain de la tenue
d'une réunion du Bureau exécutif du parti Gui a
abondamment traité de Ia question, s'en est
farouchement défendu. Il a fait notamment savoir
à ses détracteurs que son parti n'a nullement
orchestré de manoeuvres de quelque nature que ce
soit en vue de retarder l'application de la
biométrie et n'a encore moins l'intention de
vouloir tricher au cours des prochaines
élections locales comme il est insinué.
Pour toute réponse, Simplice
Guedet Manzéla déclare ne pas comprendre
l'attitude de l'opposition qui pourtant "sait
très bien que nous sommes confrontés à un
problème de calendrier qui nous oblige à
organiser les élections conformément aux délais
constitutionnels. Un impératif qui fait
qu'objectivement, la biométrie ne peut être mise
en place avant le 13 janvier", date au-delà de
laquelle l'organisation des élections locales
sera à tous points en non conformité avec les
dispositions de la loi fondamentale.
De plus, poursuit le député
du 3e siège du département de Mulundu (canton
Ogooué- i Aval), "La mise en place de la
biométrie est conditionnée par
l'élaboration, puis l'adoption au Parlement
d'une loi sur la protection des libertés
individuelles" hormis le fait que sa mise en
oeuvre aura un coût très élevé on parle de 6 à 8
milliards de francs CFA. Autant d'éléments que
n'ignore pas l'opposition et qui soulèvent
l'étonnement du pédégiste.
CONFIANT• Lequel veut
calmer les esprits des uns et des autres en
affirmant que la renonciation à la biométrie
dans la perspective des prochaines élections
locales n'est nullement une fuite en
avant ni le fait d'une quelconque volonté de
planifier la tricherie. Mais, cela est tout
simplement lié aux difficultés énoncées plus
haut, a révisé Guedet Manzéla qui s'est employé
à prouver la bonne volonté de son parti. Versant
au nombre de ses arguments le fait qu'on ne peut
échapper à la biométrie. Puisque cela a été
acquis comme principe, et que nous aurons le
loisir de l'introduire au cours des élections
qui vont succéder à celles de janvier prochain,
car ce ne sont pas les seuls que nous aurons à
organiser dans pays", a déclaré Guedet
Manzéla qui a tenu à réfuter tous les
soupçons qui pèsent sur son parti, et qui sont
pour lui non fondés.
D'autres questions non moins
importantes et toujours liées aux élections
locales ont été également évoquées par le
secrétaire général du PDG. En l'occurrence
celles ayant trait au comportement que devra
afficher le PDG. En clair, il s'agit pour les
instances du Parti démocratique gabonais de
faire un inventaire sur les circonscriptions où
les listes communes sont envisageables avec les
autres partis de la majorité et là où celles-ci
n'ont pas lieu d'être.
Aussi, le secrétaire général
du PDG nous a-t-il fait part de ce que la
réunion du Bureau exécutif a été l'occasion pour
les uns et les autres de faire le point des
renouvellements des structures de base. Pour
lui, "tout s'est bien passé dans l'ensemble,
même si l'on note de légers problèmes dans un
certain nombre de localités. Mais, bien
heureusement, les textes énoncent que s'il n'y a
bas entente, le secrétaire général peut prendre
des dispositions particulières en mettant en
place un bureau provisoire".
Nonobstant ce qui est dit ici
et là prédisant la fin du PDG, Simplice Guedet
Manzéla affirme haut et fort que son parti se
porte très bien et demeure confiant sur ce qu'il
compte ravir le gros des collectivités lors des
prochaines consultations.