ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/
UNIVERSITÉ OMAR BONGO/RENTRÉE ACADÉMIQUE
2007-2008
A
l'heure des modalités d'inscriptions
Les longues files d'attente
caractérisent actuellement l'ambiance à
l'université Omar Bongo. Ce secrétaire général
de l'institution qui prévoit un effectif
d'environ 12 000 étudiants annonce, toutefois,
une rentrée académique empreinte de sérénité.
DANS
neuf jours exactement, les étudiants de
l'université Omar Bongo regagneront les
différents amphithéâtres du temple du savoir.
Bleus et caciques, comme ils ont coutume de
s'appeler, vont, de fait, rivaliser
d'intelligence dans une dynamique de groupe, où
seuls les plus méritants s'en sortent en fin
d'année. Pour l'instant, l'heure est aux
inscriptions, réinscriptions et autres
réclamations relatives aux délibérations des
dernières sessions d'examens.
Les étudiants qui veulent
immédiatement passer le cap des modalités
administratives, prennent quotidiennement
d'assaut les locaux expressément aménagés par la
direction de la scolarité. Celle-ci accueille à
tour de rôle les prétendants de chaque faculté.
Ces derniers doivent, par ailleurs, fournir
différents documents. Au nombre desquels un acte
de naissance, le certificat d'admission et deux
photos d'identité. Puis un fichier à retirer,
qui doit être rapporté avec plus d'éléments
d'information.
Si les futurs locataires de
l'UOB sont contraints d'être des lève-tôt pour
la circonstance, ils déplorent, cependant, la
lenteur qui règne dans le processus des
inscriptions. "On a l'impression d'être face
à des queues interminables. Et la journée du
dépôt est tellement empreinte de bousculade, car
chacun veut être reçu le plus rapidement
possible, afin de vaquer à d'autres
occupations", ont confié Olivier Ngaombalé
Jessy Engonha, deux bleus qui découvrent
l'univers de l'institution, encore mythique pour
eux il y a à peine quelques mois. A cette
première difficulté, s'ajoute le manque
d'orientation, "Certains nouveaux se perdent
même dans le campus", relève Igor, étudiant
de maîtrise au département d'histoire-géographie.
Qu'à cela ne tienne, le
secrétaire général de l'Université, Michel
Mboumi, a déclaré que "les préparatifs de la
rentrée du 19 novembre prochain vont bon train.
Nous nous attendons même à franchir la barre des
12 000 étudiants environ". Soit une
augmentation de 2226 étudiants de plus que
l'année dernière. Mais, cette augmentation des
effectifs rime avec les capacités d'accueil, en
termes de classes et d'enseignants. M. Mboumi a
rappelé à cet effet, la présence sur le site de
l'UOB, d'une entreprise en charge de construire
et réaménaer un certain nombre de bâtiments.
En dépit de ces actions de
restructuration, Michel Mboumi estime que le
problème des infrastructures d'accueil va encore
se poser pendant quelque temps au sein de
l'institution universitaire. "Les
responsables de la tutelle sont conscients de
cette situation, qui met évidemment mal à l'aise
enseignants et étudiants", a-t-il ajouté.
Les responsables de
l'Université ont, par ailleurs, pris des
dispositions nécessaires pour prévenir les
grèves et autres mouvements d'humeur à
répétition, qui entachent souvent le bon
déroulement des enseignements. "Par rapport
aux événements antérieurs, chacun doit donc s'en
tenir à son rôle au niveau de l'UOB. Qu'il
s'agisse des règles de bonne gouvernance pour
les administratifs ou de la discipline
absolument nécessaire pour les étudiants", a
insisté M. Mboumi. Pour qui la communication
doit être de mise au centre de tous les
maillons de l'appareil universitaire.