Pour moi quoi…
MOI, Makaya, je ne voudrais
pas être accusé de nombrilisme. Surtout quand on
voit la situation de notre Nationale, trouée
comme une passoire dès le PK7 (ça pourrait bien
se couper à cet endroit dans les prochaines
semaines si la flotte se remettait à tomber
dru). D'ailleurs, â ce rythme de dégradation,
j'en viens â me demander sur quelles routes de
l'Estuaire va se courir la prochaine édition de
notre grande épreuve cycliste-là, quoi.
Je disais donc que je ne
voulais pas passer pour quelqu'un qui ramène
tout à ses propres et immédiats intérêts. Mais
je ne comprends pas qu'on laisse ainsi cette
bretelle qui passe devant mon Premier grand
quotidien pour déboucher sur notre boulevard qui
triomphe-là.
À l'entrée d'une clinique
pourtant très fréquentée, on aurait dit qu'on y
a largué des obus. Un peu plus bas, aux portes
d'une direction d'un grand ministre, s'agrandit
jour après jour et bientôt sur toute la largeur
de la chaussée - une tranchée digne de la
première Guerre mondiale Plus bas encore, c'est
un cratère qui menace de se former.
 la maison maire (chargée de
l'entretien des voiries communales mais qui dira
tout de suite qu'elle n'a pas les moyens pour le
faire) comme aux Tépé, on ne peut pourtant pas
prétendre qu'on n'est pas au courant. À moins
qu'on ne juge ce problème totalement secondaire.
 moins aussi qu'on n'ait trouvé là l'occasion
de nous punir, quoi.
Ouais, à force de dénoncer
l'état de notre réseau routier et l'immobilisme
de ceux chargés de les entretenir, les
écrivassiers de mon canard préféré ont fini par
irriter – le mot est faible - ces derniers.
Lesquels considèrent qu'il est nettement plus
facile de tenir un bic que de construire une
route !
Un curieux argument qui ne
saurait occulter le spectacle affligeant que
nous sommes en train de vivre. Mais bon, disons
que l'espoir fait vivre : le "bidjet" des Tépés
va augmenter l'an prochain pour prendre en
compte les besoins en matière d'entretien des
voiries urbaines. Le problème tout de même c'est
que d'ici là, tranchées et cratères auront
peut-être englouti quelques automobiles.
Quelle histoire !
... Makaya