MEDIAS/PROCESSUS DE
RESTRUCTURATION DE LA RADIO PANAFRICAINE AFRICA
N°1
Les
points d'achoppement passés en revue au cours
d'un point de presse
Parmi ceux-ci, la non prise en
compte par le comité de privatisation,
conformément à la législation en vigueur, des
clauses au plan social en faveur du
personnel de la société, qui sera soumis à une
cessation prochaine d'activités.
LES membres du syndicat des
communicateurs de la radio panafricaine Africa
N°1 (Sica), sous la conduite de son responsable,
Jean-Claude Mihindou Bouca, ont tenu hier matin
un oint de presse dans la sale de rédaction de
leur station. Objectifs: informer l'opinion
nationale et internationale de la situation que
connaît la société et les attentes des
partenaires sociaux.
En effet, le gouvernement
gabonais, à la suite du retrait de la Holding
audiovisuelle française Sofirad du capital de la
station de la radio panafricaine, a décidé le 15
juin 2006, de l'entrée dans l'entreprise, de la
Libyan Jamahiriya Broadcasting (LBJ). Dans cet
esprit, un protocole d'accord avait été signé
avec cette société libyenne qui, de ce fait,
devient l'actionnaire majoritaire de la radio
Africa N°1, avec 52% du capital, contre 35% pour
l'Etat gabonais et 13% pour les privés de notre
pays.
Ainsi, conformément aux
dispositions de ce protocole d'accord, des
dispositions du code du travail (articles
56,57,58 et 59) et de la convention d'Africa N°
1, la recomposition du nouveau capital de la
station devrait être suivie par la mise en place
d'un plan social en faveur du personnel de
l'entreprise, qui sera soumis à une cessation
prochaine d'activités. A ce titre, les droits et
indemnités dus ont été chiffrés à 5 833 831083
(cinq milliards huit cent trente-trois millions
huit cent trente et un mille quatre-vingt-trois)
francs.
Ce plan social avait été
transmis le 15 juillet dernier au comité de
privatisation qui, le 16 octobre passé, en
compagnie des membres de la direction générale
d'Africa N°1 et des délégués du personnel, a
statué sur la question et sur d'autres
préoccupations au cours d'une séance de travail.
Le procès-verbal de cette
réunion avait prévu, entre autres mesures, la
reprise du passif de l'entreprise parla
comptabilité publique, le rétablissement de la
fourniture d'eau interrompue depuis un mois, et
le traitement du plan social dont les droits
légaux hors indemnités pour licenciement
collectif à 500 000 000 (cinq cent millions) de
francs.
Les négociations, selon
Jean-Claude Mihindou Bouca, achoppent
principalement à ce niveau. "En conséquence,
et dans le souci de réserver la quiétude au sein
de l'entreprise, le personnel d'Africa N°1 qui a
mis entre parenthèses sa menace de grève du 28
août, souhaite que le comité de privatisation
fasse preuve de célérité dans le traitement du
processus de finalisation du plan social qui
doit se faire dans l'équité, la transparence et
le respect des lois en vigueur, pour ne pas
écorner I'image et le prestige d'une radio qui a
fait la fierté du Gabon, de son fondateur et de
l'Afrique tout entière", a-t-il souligné.
Par la même occasion, les
membres du Sica attirent la très haute attention
du chef de l'Etat pour qu'une solution
appropriée et avantageuse pour tous soit trouvée
dans la sérénité et le calme. Ce, afin de
permettre l'avancement du processus de
restructuration de l'entreprise.