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Le quotidien l'Union du 03 et 04 Novembre 2007

 

VIE DES ONG

Les personnels de WCS Libreville et la Lopé en grève

Le mouvement d'humeur des employés de la Wildlife conservation society serait dû à la menace de licenciement qui pèse sur certains d'entre eux pour des motifs économiques et de restructuration de l'ONG.

DEPUIS le mois de septembre dernier, le climat s'est considérablement dégradé au sein de l'Organisation non gouvernementale (ONG) Wildlife conservation society (WCS) sur ses sites de Libreville et la Lopé. Le personnel de cette ONG spécialisée dans la gestion et la conservation des parcs nationaux observe en effet un mouvement d'humeur. Cette grève qui dure depuis de nombreuses semaines, perturbe énormément, comme on s'en doute, le bon déroulement des activités.

Il ressort que ladite grève est due à l'annonce faite le 14 septembre dernier, par M. James Deutsch, directeur de WCS Afrique de passage à Libreville, d'un licenciement d'une centaine d'employés locaux pour motif de restructuration et de baisse considérable du chiffre d'affaires de la structure.

Cette mauvaise nouvelle va engendrer des assemblées générales conjointes des personnels de La Lopé et de Libreville les 18 et 19 du même mois. Des assemblées tenues par les employés des deux sites menacés d'être rayés des effectifs de WCS. Au cours de celles-ci, un préavis de grève avait été déposé sur les points suivants : départ immédiat du Gabon de M. Malcolm Starkey, le recrutement d'un cadre gabonais au sein du staff dirigeant, la publication des rapports financiers annuels, la présence et l'implication du directeur actuel, Dr Lee White et la directrice du personnel lors de la procédure de licenciement, la revue à la hausse des conditions sociales et salariales, etc.

Ces préalables ont entraîné le début des négociations entre la direction générale représentée par Mme Kirsten Siex, et les délégués du personnel. A l'issue de celles-ci, aucun consensus n'a pu être trouvé, chaque partie campant sur sa position. Finalement, la direction générale a souhaité se référer et attendre des instructions, du côté de la direction de New York pour les décisions définitives. Malheureusement, aucune réponse n'a été reçue durant les deux jours que les employés ont accordés à leur direction générale. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase : le 1er octobre dernier, les employés ont reçu une correspondance venant du directeur général sortant et qui indique que "WCS New York m'a relevé de ma fonction au Gabon. Es ont voulu m'enlever au Gabon, mais j'ai refusé et ils ont eu la gentillesse de créer un nouveau poste pour moi au moins pour 12 mois".

C'est la création de ce nouveau poste démesuré à leurs yeux, qui aurait redoublé la colère des employés. Ils ne comprennent pas qu'ils soient menacés de licenciement et que la direction générale de WCS arrive encore à créer un poste non existant auparavant et qu'on évaluerait à près de 200 millions de nos francs par an. Une somme qui suffirait largement à payer une cinquantaine de nationaux. "Au regard de cette situation que nous qualifions d'injustice sociale, nous sollicitons de la part des autorités compétentes du pays, leur intervention pour un examen minutieux de ce dossier et pour éviter la précipitation et le flou dans lesquels la direction WCS Gabon veut opérer" a lancé un des délégués du personnel.

Par ailleurs, les employés dénoncent le comportement rétrograde du directeur général Malcolm Starkey, qui n'hésite pas à traiter ses employés de sous-hommes à travers des comportements indignes d'un être doué de sens et de raison. C'est dans cette otique que conformément à la disposition de l'article 3 du code du travail en République gabonaise qui stipule que "le travail est une source de valeur" que ces employés exigent que la liberté et la dignité de celui qui l'exerce soient respectées. "les conditions dans lesquelles il est accompli doivent permettre aux travailleurs et aux membres de sa famille de subvenir normalement à leurs besoins, de protéger leur santé et de jouir de conditions de vie décentes". Et que "Dans le souci de préserver la paix sociale très chère à notre président de la République, El Hadj Omar Bongo Ondimba, nous personnels WCS Gabon sollicitons l'expulsion de M. Malcolm Starkey du Gabon" a conclu un délégué du personnel.

Source : Journal L'Union Plus du 03 & 04/11/2007

 

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
ON connaît maintenant la trame de cette escroquerie. Je dis bien escroquerie