VIE DES ONG
Les
personnels de WCS Libreville et la Lopé en grève
Le mouvement d'humeur des
employés de la Wildlife conservation society
serait dû à la menace de licenciement qui pèse
sur certains d'entre eux pour des motifs
économiques et de restructuration de l'ONG.
DEPUIS le mois de septembre
dernier, le climat s'est considérablement
dégradé au sein de l'Organisation non
gouvernementale (ONG) Wildlife conservation
society (WCS) sur ses sites de Libreville et la
Lopé. Le personnel de cette ONG spécialisée dans
la gestion et la conservation des parcs
nationaux observe en effet un mouvement
d'humeur. Cette grève qui dure depuis de
nombreuses semaines, perturbe énormément, comme
on s'en doute, le bon déroulement des activités.
Il ressort que ladite grève
est due à l'annonce faite le 14 septembre
dernier, par M. James Deutsch, directeur de WCS
Afrique de passage à Libreville, d'un
licenciement d'une centaine d'employés locaux
pour motif de restructuration et de baisse
considérable du chiffre d'affaires de la
structure.
Cette mauvaise nouvelle va
engendrer des assemblées générales conjointes
des personnels de La Lopé et de Libreville les
18 et 19 du même mois. Des assemblées tenues par
les employés des deux sites menacés d'être rayés
des effectifs de WCS. Au cours de celles-ci, un
préavis de grève avait été déposé sur les points
suivants : départ immédiat du Gabon de M.
Malcolm Starkey, le recrutement d'un cadre
gabonais au sein du staff dirigeant, la
publication des rapports financiers annuels, la
présence et l'implication du directeur actuel,
Dr Lee White et la directrice du personnel lors
de la procédure de licenciement, la revue à la
hausse des conditions sociales et salariales,
etc.
Ces préalables ont entraîné
le début des négociations entre la direction
générale représentée par Mme Kirsten Siex, et
les délégués du personnel. A l'issue de
celles-ci, aucun consensus n'a pu être trouvé,
chaque partie campant sur sa position.
Finalement, la direction générale a souhaité se
référer et attendre des instructions, du côté de
la direction de New York pour les décisions
définitives. Malheureusement, aucune réponse n'a
été reçue durant les deux jours que les employés
ont accordés à leur direction générale. La
goutte d'eau qui a fait déborder le vase : le
1er octobre dernier, les employés ont reçu une
correspondance venant du directeur général
sortant et qui indique que "WCS New York m'a
relevé de ma fonction au Gabon. Es ont voulu
m'enlever au Gabon, mais j'ai refusé et ils ont
eu la gentillesse de créer un nouveau poste pour
moi au moins pour 12 mois".
C'est la création de ce
nouveau poste démesuré à leurs yeux, qui aurait
redoublé la colère des employés. Ils ne
comprennent pas qu'ils soient menacés de
licenciement et que la direction générale de WCS
arrive encore à créer un poste non existant
auparavant et qu'on évaluerait à près de 200
millions de nos francs par an. Une somme qui
suffirait largement à payer une cinquantaine de
nationaux. "Au regard de cette situation que
nous qualifions d'injustice sociale, nous
sollicitons de la part des autorités compétentes
du pays, leur intervention pour un examen
minutieux de ce dossier et pour éviter la
précipitation et le flou dans lesquels la
direction WCS Gabon veut opérer" a lancé un
des délégués du personnel.
Par ailleurs, les employés
dénoncent le comportement rétrograde du
directeur général Malcolm Starkey, qui n'hésite
pas à traiter ses employés de sous-hommes à
travers des comportements indignes d'un être
doué de sens et de raison. C'est dans cette
otique que conformément à la disposition de
l'article 3 du code du travail en République
gabonaise qui stipule que "le travail est une
source de valeur" que ces employés exigent
que la liberté et la dignité de celui qui
l'exerce soient respectées. "les conditions
dans lesquelles il est accompli doivent
permettre aux travailleurs et aux membres de sa
famille de subvenir normalement à leurs besoins,
de protéger leur santé et de jouir de conditions
de vie décentes". Et que "Dans le souci
de préserver la paix sociale très chère à notre
président de la République, El Hadj Omar Bongo
Ondimba, nous personnels WCS Gabon sollicitons
l'expulsion de M. Malcolm Starkey du Gabon"
a conclu un délégué du personnel.