LES
populations et les usagers de la route qui
traversent la rivière Mvézé dans la commune de
Bitam, pourront bientôt effectuer leurs
multiples déplacements en toute sécurité. Et
pour cause ! Le pont sur la rivière Mvézé, qui
accuse déjà le poids de l'âge, sera bientôt
remplacé par un ouvrage d'art. En tout cas, les
travaux, qui sont financés par l'Etat gabonais,
vont démarrer incessamment. L'adjudicataire du
marché est la Compagnie gabonaise de travaux et
d'études (CGTE). Une équipe de cette entreprise
basée à Libreville, conduite par l'ingénieur des
ponts et chaussées Gabriel Ovono Ondo, était
dernièrement à Bitam pour réaliser des
prospections et des relevés topographiques du
site.
Le nouveau pont, dont la structure sera en béton
armé et l'assemblage métallique, aura une
longueur de 24 mètres. Il sera construit dans
les règles de l'art avec des matériaux et des
pièces appropriés. Sa construction entre dans le
cadre de
la politique "Des actes pour le Gabon"
chère du président Omar Bongo Ondimba.
SATISFACTION DES RIVERAINS
Visiblement
satisfait, Emmanuel Edou Eyéné, fils du quartier
Misselé, de l'autre côté du pont remercie le
chef de Etat et le ministre pour avoir pensé à
réaliser ce projet dont les populations
riveraines avaient fait une doléance récurrente.
On se rappelle, à cet effet, qu'il ya quelques
mois, M. Edou Eyéné nous avait avoué que
« construction d'un nouveau pont sur la rivière
Mvézé, dans la commune de Bitam, constitue une
préoccupation forte des autorités
gouvernementales. En effet, cette
infrastructure, qui s'est fortement dégradée
parce que accusant le poids de l’âge, fait
partie d'un programme de 5 nouveaux ponts à
réaliser par le gouvernement en matériaux
durables. L’armature en fer du pont a été
commandée en Europe et sera construite surplace
ici à Bitam. On peut donc considérer que la
question du pont Mvézé est résolue, il
appartient dès lors aux populations
environnantes et aux usagers de la route de
faire preuve de patience. Ce n'est plus qu'une
question de
délais ».
Aujourd'hui, les faits semblent lui donner
raison.
DANGER PUBLIC
La
Compagnie gabonaise de travaux et d'études (CGIT)
qui ne cache pas sa détermination de mener à
bien ce chantier dans les délais, tout en
respectant à la lettre le cahier de charges
conçu pour ce projet.
Bientôt donc, l'ancien pont ne sera plus qu'un
lointain souvenir, lui qui représente maintenant
un danger public au point qu'il est désormais
interdit aux véhicules de plus de trois 3 tonnes
afin d'éviter des accidents. La dégradation de
ce pont prive d'ailleurs l'axe routier qui le
traverse d'une circulation sécurisée et fluide.