OU
elle en
a trop fait,
ou
elle n'en a pas fait assez. Dans tous
les
cas,
elle
a désormais l'obligation d'aller jusqu'au bout,
quoi. Moi, Makaya, je veux parler de
l'initiative prise par la justice
dans ce
drame troublant
qui
s'est produit dernièrement à Nkum’Ekeigne et
qu'a relaté samedi anglais mon Premier grand
quotidien.
C'est-à-dire
la mort, à la suite d'un « askident »,
d'un
frère, transporteur routier.
IL n'est pas
commun
que la justice s'auto-saisisse d'une affaire
(j'ai
lu
qu'elle avait été simplement informée, pas
qu'une plainte ait été formellement déposée). Ça
veut
dire qu'à ses yeux - aux nôtres aussi - celle-ci
est suffisamment "ténébreuse- et
sérieuse pour qu'il soit nécessaire d'y apporter
la lumière et d'établir toute la vérité.
Surtout
qu'en
filigrane, moi, Makaya, j'ai noté une mise en
cause grave. N’est-ce pas en
ce
dimanche des Rameaux funeste, la... religion des
proches de la victime paraissait faite : le "doctaire"
qui avait été appelé par deux fois (et qui, par
deux fois, aura différé
son
intervention) s'est rendu coupable au moins de
négligence ? D'ailleurs, dans
la
ville; certains n'hésitent
pas
à enfoncer le clou : on aurait affaire à
un
professionnel d'un genre
particulier.
Si c'est vraiment le cas, et si cela a pu
entraîner
la
mort d'un frère, la justice doit l`établir et
doit nous le
dire
clairement. Tout en décidant, cela va de
soi,
des sanctions qui s'imposent. Maintenant, si
le
"doctaire" est hors de cause, cela aussi doit
être dit.
IL faudrait qu'on ait clairement conscience dans
ce
pays
qu'on ne peut continuer à laisser l'ambigüité et
le flou entourer l'activité des professionnels
de certains secteurs. Comme l'avait relevé
l`autre samedi anglais une écrivassière de mon
canard
préféré,
la
santé
a
une responsabilité immense, parce qu'elle a la
vie
des gens entre ses mains.
Pare conséquent, il est essentiel de savoir à
quel genre de professionnel on a affaire. Et le
drame de Nkum’Ekeigne nous en offre l'occasion,
quoi.