LES difficultés que
les automobilistes et autres usagers des routes
de l'intérieur du pays ont toujours,
rencontrées, sont en train d'être solutionnées
par l'administration compétente. Ce, grâce à
l'initiative des services du ministère des
Travaux publics, des Infrastructures et de la
Construction, singulièrement la Direction
générale de l'entretien des routes et aérodromes
(DGERA).
Laquelle a lancé il
y a quelques mois, les chantiers d'entretien des
voies en terre et celles revêtues. Ces voies ont
fait l'objet d'une visite, la semaine dernière,
par le ministre des Travaux publics, le général
Flavien Nzengue-Nzoundou qui, plus de trois mois
après sa nomination, a décidé d'entreprendre une
mission d'inspection des directions régionales
Sud-est (DRSE) et Nord-ouest (DRNO).
Un examen attentif
mené dans le but du contrôle, de la surveillance
et de la vérification de l'état des réseaux
routiers placés sous la responsabilité
des directions régionales. L'on retiendra, dans
l'ensemble, que les voies visitées, notamment
celles non revêtues, se trouvent dans un état
acceptable. Les chantiers sont exécutés à
la fois par les entreprises et les équipes des
subdivisions des TP, et financés par le Fonds
d'entretien routier de deuxième génération (Fer
II). Il s'agit des tronçons Akiéni-Okondja (82
Km), Franceville-Onkoua (35 Km), Wagny-Mikouyi
(67 Km), Ayem-Lopé-Kazamabika (39 Km),
Kazamabika-Wagny (120 Km). Il faut ajouter à ces
voies, la route en terre du pont de la Léyou à
Lastoursville qui est entretenue par la régie.
En revanche plus
praticable jusqu'à Andjogo, la route
praticable Okondja-Franceville (132 Km) se
trouve dégradée sur les trente derniers
kilomètres. Tout comme les dix premiers
kilomètres en partant de Ndjolé vers Medoumane.
D'autres tronçons routiers, actuellement en
chantiers, vont être améliorés notamment l'axe
Alembé-Ayem (76 Km). Notons, en outre, que les
ouvrages d'art des réseaux routiers en terre
visités sont en matériaux durables (béton).
Cependant, plusieurs d'entre eux ne possèdent
pas des panneaux de signalisation et constituent
par conséquent un réel danger pour les
automobilistes.
S'agissant des
chaussées revêtues des DRSE et DRNO, leur
situation est évidemment meilleure que celle des
routes en terre. Mais il reste à combler les
nombreux nids de poule qui contraignent les
automobilistes à effectuer des manœuvres dangereuses
notamment des zigzags sur les routes
Franceville-Moanda (55 Km) et Libreville-Kango(environ
100 Km). Quant à la bretelle routière
Lastoursville-Koulamoutou (52 Km), elle présente
l'image d'un chantier inachevé, avec
d'importantes sections non bitumées.
L'on apprendra un
peu plus tard que le marche avait été confie à
la société Socoba EDTPL. Elle aurait abandonné
le chantier pour des raisons inavouées. Malgré
l'abandon des travaux sur ce tronçon,
l'administration lui a encore octroyé d'autres
marchés, notamment l'aménagement de la
route Moanda-Bakoumba (45 Km) qui avance à pas
de tortue (nous y reviendrons).
L'objectif visé par
tous ces travaux est de doter le Gabon d'un
réseau routier carrossable en toutes saisons et
partant de relever le défi du développement
économique et social. Pour le moment, il est
encore loin d'être atteint au regard de
l'ampleur de la tâche. En effet, les
statistiques montrent que le Gabon, avec un
linéaire national de 9 170 Km, compte 7
833 Km de routes non revêtues (86,5%) contre
1237,95 Km de voies bitumées (13,5%). Ces
données confirment, s'il en était encore besoin,
le faible développement d'un secteur dont le
rôle reste primordial dans l'émergence
économique et sociale de notre pays.