LE ministre délégué en
charge de l'Economie, Charles Mba a
officiellement ouvert hier à l'immeuble Arambo,
le séminaire « d'harmonisation et de
validation des termes de références du projet
d'élaboration du tableau de bord budgétaire ».
Initiés par la
direction générale du budget et le Commissariat
général au plan et au développement, ces travaux
de trois jours ont pour but de mettre sur pied,
en concertation avec les différentes
administrations du pays, ce nouvel instrument
d'appui à la gestion des services
administratifs.
« Le tableau de
bord budgétaire doit permettre à chaque
administra6on et à chaque institution de suivre
et d'apprécier l'exécution des on budget (...)»
a expliqué le ministre délégué,
Charles Mba.
L'élaboration de
cet outil de contrôle et d'aide à la gestion
répond donc bien à un impératif. Permettre à
chaque administrateur de crédits et au ministre
des Finances d'apprécier non seulement l'état
d'avancement de l'exécution du budget, mais
également de prendre connaissance, suffisamment
à temps, des difficultés auxquelles sont
confrontées les services administratifs et de
réagir à temps.
En effet, il a
maintes fois été constaté de nombreux
dysfonctionnements au sein des administrations.
Notamment l'absence de lisibilité et
l'incohérence dans la continuité de l'action
gouvernementale.
« Avec
l'élaboration et l'utilisation des tableaux de
bord budgétaires, notre administration passera
de la gestion budgétaire au contrôle de gestion
budgétaire. L'objectif améliore efficacité et la
lisibilité de notre système de gestion exige de
se référer à des outils de pilotage et de
gestion du budget de l'Etat » a indiqué le
ministre délégué.
De manière
pratique, ce tableau de bord va porter
globalement sur la tenue de statistiques
financières, budgétaires et patrimoniales dans
les ministères et les institutions et, permettra
en outre, une meilleure traçabilité de la
dépense.
Il sera géré dans
chaque département et chaque institution par un
directeur central des affaires financières (DCAF),
après définition des prérogatives attachées à
cette fonction. Comme l'a rappelé le directeur
général du budget.
Pour le Commissaire
général au plan et au développement, Ange
Macaire Longho, il ne fait aucun doute que ce
nouvel instrument va davantage responsabiliser
les entités administratives dans la gestion des
ressources qui leur sont allouées (crédits
budgétaires, ressources humaines et moyens
matériels) en les obligeant à rendre compte
suivant un format normalisé.
De plus, il va
créer l'information qui fait cruellement défaut
pour une optimisation de l'allocation budgétaire
et l'évaluation des politiques publiques.