Voila une
fête qui fini en eau de boudin, comme disent les
pisse-copies. Je ne parle pas, mes chers frères
Makaya intrigués, de Pâques qui a ravi jusqu'aux
animistes comme moi (des amis m'ont par exemple
offert du bon chocolat que j’ai dégusté jusqu’à
l'indigestion), mais plutôt de la Fête de la
Jeunesse. Ca part sans
doute d'une bonne intention. Mais le résultat
est là, sous nos yeux: catastrophique.
Et presque
prévisible. Ouais, ce n'est pas pour me vanter,
j'avais dit l'autre jour ici mon espoir de voir
cette fête connaître le succès, mais sans trop y
croire. N'est-ce pas le cafouillage engendré par
l'arrêté du Minéduc fixant le calendrier des
vacances scolaires pour une année déjà largement
entamée et la déprogrammation, puis la
reprogrammation de la fête faisaient craindre le
fiasco que nous venons de vivre ?
On a beau
aimer la fête dans ce pays, il est difficile de
mobiliser des « bana » dont la tête est
entièrement aux vacances. D'ailleurs, les
organisateurs l'ont reconnu eux-mêmes, alors
qu’ils se tournaient les pouces ou mouillaient
la gorge (avec cette chaleur...) dans les bars
autour du stade qui perte le nom de notre
« présida ».
Mais alors,
quelle mouche a piqué les pontes qui ont
concocté cette affaire-là ? D'accord, faire la
fête alors que les principaux concernés
préparent leurs examens, comme c'était le cas
avant, n'était pas très judicieux. On se rend
compte que ça ne l’est pas davantage à la veille
ou pendant les vacances.
A l'avenir,
il faudra bien réfléchir au calendrier de cette
Fête de la jeunesse On dit qu'on ne peut pas
faire le bonheur des gens malgré eux ou contre
leur gré. Peut-être faut-il demander à nos
"bana" le meilleur moment pour l'organisation de
leur fête et le contenu qu’ils voudraient donner
à celle-ci. Cela éviterait bien des échecs
illustrés par quelques scènes cocasses, comme
ces « bana » qu'on va chercher dans la rue pour
venir faire le coup de poing devant des chaises
d’"officiels" inoccupées! Quelle histoire !