C'EST à croire que
nous, les journaleux, on ne balaie pas assez
devant notre porte. Et pourtant... Moi, Makaya,
j'avais par exemple beaucoup apprécié le choix
des thèmes des conférences débats organisées à
l'occasion du 10e anniversaire d'un groupement d
éditeurs de presse. Il ne s'agissait pas
seulement de po1nterdu doigt tous ceux qui
freinent l'évolution du métier. Il était aussi
question de mettre le même doigt sur les propres
faiblesses de professionnels.
Un mois après, on a
l’impression que ces faiblesses ne sont pas près
d'être corrigées, quoi. On constate quoi en
effet de la part de ce nouveau tribunal qu'est
devenu l’avenue di Gaulle ? Que des canards sont
interpellés, voire interdits parce que leurs
écrivassiers fouleraient au pied les règles
élémentaires de leur métier. Autrement dit, ils
donneraient au CNC des bâtons pour se faire
battre ! Bon, on peut épiloguer là-dessus à
souhait. Mais devant tous ces revers de fortune,
ce à quoi doivent travailler les pisse-copies
est simple, du moins sur le...papier: ne pas
donner à des gens qui ne sont pourtant pas
irréprochables l'occasion de les prendre en
défaut. Et donc de s'en tirer à bon compte,
quoi.
N'est-ce pas lors
des conférences-débats dont je parlais tantôt,
on a vu de « brillants » intervenants s'en
prendre violemment aux journaleux, alors qu’ils
n’étaient pas toujours bien placés pour le faire
? On dit que comme on fait son lit, on se
couche. Comment comprendre alors la chose
suivante: tel commet une faute, mais ces ont les
canards qui en parlent qui seraient en... faute
?! Je ne parle pas de ceux qui eux-mêmes ont,
dans le temps, été à la tête de canards qu'on
qualifierait aujourd'hui de boiteux.. D'ailleurs
- et ceci pourrait expliquer cela -, c'est un
fait désormais que de nombreux canards sont
animés par des gens étrangers au métier. Mais
leur devoir est de priver le gendarme CNC des
arguments qui laissent penser qu'on a affaire à
des aventuriers. Pour nous, quoi...