ARRIVEE lundi en
fin d'après-midi à Libreville, la délégation des
administrateurs de la Banque africaine de
développement a tenu hier un point de presse au
bureau régional de l'institution bancaire.
Animée par le chef
de la mission, Mohamed Mahroug, la rencontre a
porté essentiellement sur le but de leur visite
de 4 jours au Gabon.
« L'objectif de
notre mission est de mieux connaître l'évolution
économique et sociale du Gabon. Connaître les
défis auxquels ce pays doit faire face et les
efforts déployés par le gouvernement. Il s'agira
également de faire le point sur l'évolution des
projets financés actuellement par la BAD et
recueillir les attentes du gouvernement en ce
qui concerne les interventions de la BAD au
Gabon» a expliqué le chef de la mission
Mohamed Mahroug, en présence du
représentant-résident de la BAD au Gabon, Touré
Bassary.
A cet effet, des
séances de travail sont prévues avec plusieurs
membres du gouvernement, ceux du Conseil
économique et social et de la Cour des comptes.
Mais également avec les acteurs du secteur privé
et des partenaires au développement.
« Nous allons
écouter le secteur privé. Voir quels sont ses
projets, ses préoccupations et les domaines dans
lesquels la BAD pourrait lui apporter son appui
» a-t-il précisé.
Avec les
partenaires au développement, c'est-à dire les
différents pays et les organisations qui
interviennent dans le domaine de la coopération
au Gabon, il sera question, a ajouté Mohamed
Mahroug, de voir de quelle manière ces dernières
pourraient renforcer leurs actions au Gabon.
Depuis le début de
ses interventions au Gabon en 1974, la Banque
africaine de développement a approuvé, au 31
janvier 2008, 36 opérations pour un montant
d'engagements nets de 528 milliards de F.
A travers ses
financements, la Bad a appuyé les toutes
premières initiatives du gouvernement en matière
de réformes structurelles. Notamment celles
visant à créer un environnement propice au
développement du secteur privé, de
diversification de l'économie, de promotion de
la bonne gouvernance, d'amélioration du réseau
routier, ainsi que de l'accès et de la qualité
des services publics, de santé et d'éducation.
Dans les années 90,
l'appui de la BAD a été déterminant dans
plusieurs domaines, à travers, notamment la mise
en œuvre de plusieurs projets tels que les
plantations de cacaoyers dans le Woleu-Ntem, le
projet hévéicole I et II ou encore le projet
élevage au ranch Nyanga et Lekadi.
Au 31 janvier 2008,
cinq projets sont actuellement en cours entre le
gouvernement et la BAD pour un montant global de
178,2 milliards de francs.
Le secteur des
transports constitue le champ d'intervention le
plus important avec 88% des engagements nets. En
l'occurrence avec le domaine routier qui va
bénéficier d'un projet d'appui pour un montant
de 156,25 milliards de francs.
Il est suivi par le
secteur social (6,4%) et le secteur agricole
(5,8%). Le multisectoriel est quasi inexistant
dans le portefeuille car ne portant plus que sur
deux dons. A savoir l'appui à l'élaboration du
Programme national de bonne gouvernance (PNBG)
et le renforcement des capacités
institutionnelles de la direction générale des
marchés publics.
« Nous avons
l'intention d'accompagner le Gabon dans tous les
projets qu'il compte mener dans la mesure de nos
moyens et dans la mesure de la valeur ajoutée
que la Banque peut apporter » a indiqué
Mohamed Mahroug.