Le constat a été le même, partout où nous
sommes passés : nombreux sont nos compatriotes
désireux d'obtenir leur Carte nationale
d'identité. Résultat : des centres de délivrance
littéralement envahis.
LE contraste est
saisissant : lundi 10 mars dernier, c'était
quasiment le désert dans les centres retenus
pour procéder à la délivrance des Cartes
nationales d'identité (CNI), conformément aux
termes du communiqué final du Conseil des
ministres du 6 mars. Les Gabonais qui s'étaient
déplacés rebroussant chemin, faute de matériel
disponible. Ce que confirmaient les agents
rencontrés sur place. "Nous sommes dans
l'expectative", confiaient-ils en substance.
Hier, changement de
décor : les mêmes centres avaient des allures de
ruche. Partout où nous sommes passés, même
constat en effet: un grand nombre de nos
compatriotes manifestaient le souhait d'obtenir
leur carte nationale d'identité, envahissant de
ce fait les centres de leur établissement dès
les premières heures de la matinée.
Autant dire que
l'opération s'achemine vers sa vitesse
croisière. Ainsi, de la mairie du 2e
arrondissement, à la Campagne, à celle du 6e
arrondissement à Nzeng-Ayong, en passant par
certains commissariats, ce sont des foules
conséquentes qui prennent d'assaut les halls de
ces édifices publics, munis d'une pièce d'état
civil (acte de naissance) pour solliciter
l'établissement de la carte nationale
d'identité. Laquelle donnera aux uns et aux
autres la possibilité, non seulement d'être en
règle lors des différents contrôles, mais aussi
et surtout de participer au renouvellement de
nos conseils municipaux et départementaux lors
des élections locales du 27 avril.
Il faut donc
désormais s'attendre à voir chaque jour des
dizaines de compatriotes-voire davantage -
devant les agents des forces de l'ordre commis à
cet effet pour se faire établir une carte
d'identité. D'où la nécessité d'affecter plus de
personnel à cette importante opération. Car en
dépit de la volonté du gouvernement de voir
chaque Gabonais détenteur de cette pièce
essentielle pour toutes opérations de contrôles
et autres, nombreux sont les citoyens présents
dans les centres qui se plaignent du nombre
réduit d'agents devant contribuer à
l'établissement de celle-ci. La demande apparaît
clairement plus forte que l'offre.
Mais dans
l'ensemble, tous les demandeurs que nous avons
rencontrés s'accordaient sur une chose : la
décision prise par le gouvernement de rouvrir
cette opération dont l'absence aura handicapé
plus d'un d'entre eux est aussi louable
qu'opportune.