LE système actuel,
s'agissant de la redevance d'usure de la route (RUR),
présenterait, outre sa lenteur et son non
respect des principes de la perception directe
des ressources par le Fer II, un autre défaut.
En effet, selon Jean-Noël Marque, le consultant
recruté par la délégation de la Commission
européenne, dans le cadre du projet d'appui
au programme gabonais de l'entretien routier, il
y a une confusion entre la "redevance d'usure
de la route" et la "redevance d'entretien
routier".
La première relève,
selon lui, des usagers de la route, tandis que
la deuxième serait une contribution généralisée
relative à l'utilisation du gasoil à des fins
essentiellement industrielles. En ce qui
concerne les autres ressources, notamment la
redevance sur les assurances, le consultant
suggère que celle-ci soit précisée quant à son
application effective.
Une étude,
ajoute-t-il, devrait donc être déterminée auprès
des compagnies d'assurance en vue
de déterminer l'apport respectif des différentes
taxes sur les biens. Quant à la taxe
complémentaire sur les salaires, sa gestion
actuelle ne devrait pas être modifiée.
Le consultant
précise toutefois, que tout cela doit se faire
"en dehors de la mise en place d'un système d
information fiable en provenance du Trésor
public vers le Fer II". Pour la gestion des
nouvelles "ressources appréhendables" par
le Fer II, il importe de tenter au maximum, une
collecte directe, sans transformer les
structures du Fonds.
Car, selon M.
Marque, le coût de perception et la multiplicité
de débiteurs potentiels risqueraient d'entraîner
une surcharge, du fait du recrutement du
personnel collecteur. Au demeurant, s'agissant
du contrôle des ressources, un accent devrait
être mis sur le contrôle interne de celles-ci,
en s'assurant, d'une part, qu'elles sont
entièrement perçues et qu'il n'y a ni fraude
contrôlable ni exemption. Et d'autre part, il
faut s'assurer que les modalités de versement
des fonds du Fer II sont respectées.